Nicole Brossard

1943 -
Nicole Brossard

Poète, romancière et essayiste, Nicole Brossard née à Montréal. Depuis la parution de son premier recueil, en 1965, elle a publié une trentaine de livres dont Le désert mauve, Installations, Cahier de roses et de civilisation, La lettre aérienne, Après les mots. Deux fois récipiendaire du Prix du Gouverneur général (1974, 1984) pour sa poésie, elle compte parmi les chefs de file d’une génération qui a renouvelé la poésie québécoise dans les années 70. Elle a cofondé en 1965 la revue littéraire La Barre du Jour et, en 1976, le journal féministe Les Têtes de Pioche. En 1976, elle coréalise le film Some American Feminists. En 1991, elle publie avec Lisette Girouard, une Anthologie de la poésie des femmes au Québec (Des origines à nos jours) et en 2002 Poèmes à dire la francophonie. En 1991, le prix Athanase-David, la plus haute distinction littéraire au Québec, lui est attribué et, en 1994, elle est reçue à l’Académie des Lettres du Québec. En 1999, elle reçoit pour une deuxième fois Le Grand Prix du Festival international de la Poésie de Trois-Rivières pour ses recueils Musée de l’os et de l’eau et Au présent des veines. En 2006, elle est récipiendaire du Prix Molson du Conseil des Arts du Canada. Une anthologie de sa poésie est parue en 2008 sous le titre D’aube et de civilisation, suivie, en 2009, par deux autres anthologies de sa poésie : Mobility of Light (Laurier Press) et Selections : the Poetry of Nicole Brossard aux Presses de l’Université de Californie: Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec. Ses livres sont traduits en plusieurs langues. Son plus récent recueil est Piano blanc, à paraître en traduction anglaise en 2013. Elle vit à Montréal.

En entretien 

Lisiez-vous de la poésie à l’école ?

Au primaire, je ne me souviens pas. Au secondaire, je me rappelle du poème de François Villon, « Frères humains qui après nous vivez ». Comme tant d’autres, j’ai aimé le côté rebelle et iconoclaste de Villon. Je me souviens aussi d’avoir appris par cœur le poème « Le pont Mirabeau » d’Apollinaire. 

 

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? 

J’avais environ 13 ou 14 ans.

 

Et quand avez-vous commencé à vous considérer comme poète 

Après l’initiation des premières publications, Aube à la saison chez Trois en 1965 et Mordre en sa chair en 1966 soit à l’âge de 22-23 ans.

 

Quel est le « travail » du poète à votre avis ? 

Le poète renouvelle les silences, les mots et la musique qui sont en nous. Son « travail » est toujours du côté de la vie, quels que soient les blessures et chagrins.

 

Comment avez-vous écrit « La tentation » ? 

Je l’ai écrit comme tout autre poème. Avec le plaisir des mots et l’intensité du moment de création auxquels il faut ajouter une énergie amoureuse et le plaisir urbain de New York en fond d’image.

 

Si vous deviez choisir un poème de notre anthologie à apprendre par cœur, lequel choisiriez-vous ?

« J’écris dans le seul » de Normand De Bellefeuille.

 

Born in Montreal, Nicole Brossard has published more than 30 books since 1965, including Mauve Desert, Notebook of Roses and Civilization (which was shortlisted for the Griffin Poetry Prize)and The Aerial Letter. Brossard has twice been awarded the Governor General’s Literary Award for Poetry, first in 1974 and again ten years later. In 1965, she co-founded the literary periodical La barre du jour and, in 1976, the feminist journal Les têtes de pioche. That same year, she co-directed the movie Some American Feminists. In 1991, Brossard collaborated with Lisette Girouard on an anthology of women’s poetry from Quebec entitled Des origines à nos jours. That same year, she was awarded the Prix Athanase-David, Quebec’s highest literary distinction. In 2006, she received the Canada Council for the Arts Molson Prize. Her books have been translated into a number of languages and three separate anthologies of her work have appeared in the last five years. A translation into English of her most recent collection of poetry, Piano blanc, will be published in 2013.