Exemples de descriptions d'une ligne et de sections « Pour aller plus loin »

Description d'une ligne :
Les squatteurs s’en sortiront-ils indemnes ?
Pour aller plus loin :

1. Que ressentez-vous (ennui, amusement, incompréhension, étonnement, douleur, etc.) après une première lecture de ce poème ?

 

2. Relevez les mots qui nous amènent à dire que la figure de style qui domine le texte est la personnification ? Quel effet crée-t-elle sur vous, lecteur, lectrice ?

 

3. Avec « n’ouvre pas » et « Si tu ouvrais », le locuteur s’adresse directement à un destinataire, avant de s’associer à lui dans le « nous » du dernier vers. Selon vous, quel but est ici poursuivi ?

 

4. Quel sens peut prendre, dans le contexte, le substantif « porte » qui permettrait l’entrée des mots « dans les dictionnaires » ?

 

5. Recherchez sur internet le tableau de René Magritte, La trahison des images, mieux connu sous le titre de Ceci n’est pas une pipe. Quelles réflexions le rappro-chement entre le poème et ce tableau suscite-t-il en vous ?

 

6. Relisez le poème en respectant les coupures de fin de vers. Quel effet peut créer cette alternance entre certains vers très courts et d’autres, plus longs ? Que met-elle de l’avant ?

 

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Description d'une ligne :
La mort de Pinochet et deux générations dans une cuisine.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
La banalité de certaines questions face à l’automutilation.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Refus de la folie du monde et engloutissement dans son lit.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
L’ambition amoureuse totalisante et tétanisante d’un univers trop lourd.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Chercher à quoi s’accrocher, mais trouver la détresse.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Comme dans un ring, face à face chaque matin la gueule et le visage.
Pour aller plus loin :

1. La gueule et le visage s’opposent ici. Laquelle de ces deux réalités a fait naître le désir de résistance dont il est question dans le poème ? Et quel mot de la dernière phrase peut-on lui associer ?

 

2. Le choix de la poète d’utiliser uniquement des phrases courtes, incomplètes ou nominales, vous semble-t-il intéressant ? Justifiez votre réponse.

 

3. « Le téléphone arrache brutal à la gueule. » De quoi au juste cet objet, « le télé-phone », est-il responsable ? En quoi le fait de transformer l’adjectif « brutal » en adverbe est-il judicieux ?

 

4. Plusieurs figures de style — métaphore, répétition, accumulation — se chevau-chent dans ce texte. Après en avoir relevé quelques exemples, tentez de voir comment elles arrivent, en s’associant, à rythmer la composition du poème. 

 

5. La critique Isabelle Lévesque intitule sa note de lecture, parue (le mar-di 26 novembre 2019) sur le site de la revue électronique Poezibao, « Langue-bélier », mot composé inventé par la poète, que l’on retrouve au début d’un autre poème du recueil. Après avoir tenté de définir ce mot composé, relevez tout ce qui, dans le texte, en démontre la pertinence. 

 

Activité d’écriture

Après avoir lu, analysé et relu à haute voix le poème extrait du recueil, Amoureu-sement la gueule, ce titre vous semble-t-il approprié ? Explicitez votre réponse.

 

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  • Un article d’Isabelle Lévesque sur le recueil Amoureusement la gueule dans Poezibao : « Une langue-bélier », novembre 2019. 
  • Récitation d’un extrait du recueil :

Description d'une ligne :
Hommage aux ancêtres et espoir
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Se donner corps et âme, en pandémie.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Dix-huit ans et verdict de folie en vingt-six chapitres.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
La guerre s’immisce dans les pommes, les guêpes, l’automne, les corps et l’amour.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
La prière comme un coup de téléphone à ne pas déranger.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Passé le diagnostic, la vie.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Amour de la langue et des mots anishnaabemowin
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Si le trouble alimentaire avait une voix.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Suspense et tragédie d’un orage.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Quand le corps se détache de soi et que l’espace nous fuit.
Pour aller plus loin :
Description d'une ligne :
Se blottir au fond des hurlements
Pour aller plus loin :

1. a) De quoi êtes-vous capable de bon ?

    b) De quoi êtes-vous capable de mal ?

 

2. Quelle(s) émotion(s) ressentez-vous à la lecture de la longue énumération proposée par Louise Dupré dans la seconde strophe de ce poème ?

 

3. Relisez l’extrait suivant : « Tu appartiens à une lignée si longue qu’elle ne se rappelle plus sur quel continent elle est née (…) »

  • Comment interprétez-vous cet extrait ?
  • Êtes-vous d’accord avec cet extrait ? Pourquoi ?

4. Que signifie, pour vous, le titre de ce poème ?

 

5. Ce poème est très dense et très sombre. Comment pouvez-vous moduler votre voix et bouger pour faire ressortir tous les éléments contenus dans ce texte ?

  • À quels moments insérez-vous un silence ?
  • À quel moment accélérez-vous ?
  • À quel moment ralentissez-vous ?

*Je vous suggère d’annoter le texte au regard de ces questions.

 

 

Activité d’écriture : Énumérer comme Louise Dupré

Je vous propose d’explorer le procédé de l’énumération tel que présenté dans la deuxième strophe de « Tu es capable ».

  1. Prenez un mot similaire à « Hurlements » qui peut s’appliquer à plusieurs contextes de la vie. Ce mot pourrait être « rires », « paroles », « plaintes », « grimaces », etc.
  2. Pensez à plusieurs exemples d’événements qui impliquent ce mot.
  3. Rédigez une courte strophe qui répète le mot choisi jumelé à vos nombreux exemples. Vous pouvez insérer on non une gradation dans votre énumération.
  4. Partagez votre texte avec quelqu’un qui, comme vous, s’est adonné à l’exercice. Discutez des points communs et discordants de vos créations.

 

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  • Louise Dupré en entrevue lors du Marché de la Poésie de Paris en 2018 : 

Description d'une ligne :
Une voix affolée vers l’autre « in vivo », dans la vie.
Pour aller plus loin :

1. Le poème s’élabore sous la forme d’une longue lettre écrite d’un seul souffle et sans ponctuation. Quelles sont les impressions/sensations qui se dégagent du recours à un tel dispositif ?

 

2. Une certaine urgence de s’adresser à l’autre émane du poème, dans le constat affolé de la fuite du temps. Quels champs lexicaux s’imposent au fil des vers pour appuyer cette même urgence ? De quel(s) « retard(s) » est-il question dans le poème ?

 

3. Le procédé de l’enjambement et du rejet (les mots qui complètent le sens d’un vers se retrouvent au vers suivant) traverse le poème tout entier. Quel effet ce procédé crée-t-il au niveau du sens et du rythme ?

 

4. Que pouvez-vous dire du « je » et du « tu » qui se rencontrent et s’éloignent au fil des vers, dans le poème ? La volonté intime de porter sa voix vers l’autre témoigne-t-elle d’angoisses et de préoccupations plus vastes, existentielles, métaphysiques ?

 

5. Travaillez votre compréhension de la tonalité et de la structure de ce poème en jouant avec la disposition des cinq strophes composées de 10 vers chacun de ce poème en lisant, dans l’ordre et le désordre, chacune des parties. Quel débit, quel ton de lecture, vous semble le plus adéquat ? Pensez-vous qu’il y aurait matière à effectuer une lecture-chorale de ce poème (à plusieurs voix). Expliquez.

 

Activité d’écriture

Travaillez la forme épistolaire dans le poème. Imposez-vous quelques contraintes (nombre de vers et de strophes/champs lexicaux/figures de style) et à l’instar de la poète, essayez de partir d’une adresse intime à l’autre pour exprimer des considérations plus vastes sur des thèmes universels. Quelles difficultés rencontrez-vous ?

 

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  • Article de Hugo Beauchemin-Lachapelle sur le recueil In Vivo et la maison d’édition Poètes de brousse paru le 26 janvier 2013 : Kim Doré, In Vivo, Naître naufragé
  • Article de Hugues Corriveau paru dans Le Devoir le 23 janvier 2013 : Poésie - Kim Doré au coeur du vivant
  • Vidéo de Tout à coup la poésie où Kim Doré interprète son poème « Éphémérides » : 

Description d'une ligne :
Une locutrice parle de son ressenti à partir d’une métaphore qui renvoie à la prise de commande au restaurant.
Pour aller plus loin :

1. Les mots « cute », « vino », « pantoute » sont d’un registre plutôt familier. Êtes-vous surpris de retrouver ce genre de vocabulaire dans un poème ? Pourquoi ?

 

2. Selon vous, à qui la poète fait-elle référence quand elle utilise le pronom « on » ?

 

3) Le verbe « prendre » est utilisé plusieurs fois. Est-ce que celui-ci a toujours la même signification ?

 

4) La poète compare des lèvres à « mille bonbons ». À quels adjectifs est-ce que cela renvoie ?

 

5) Est-ce que l’utilisation d’un ton familier vous aide lors de la lecture à voix haute ? Sinon, quel registre de langue se prêterait mieux, selon vous, à la récitation de poèmes ?


Activité d’écriture

Commencez l’écriture d’un poème avec : « On me prend… » Utilisez un adjectif vous décrivant pour compléter le vers. Pour vous guider dans l’écriture de la suite de votre poème, pensez à ce que les autres voient en vous.


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  • Lecture d’un poème par Daphné B., accompagnée du vidéo de Sophie Latouche : 

Description d'une ligne :
L’attente et le réveil, plusieurs fois dessinés dans la voix.
Pour aller plus loin :

1. Quelle est la première émotion/sensation qui vous traverse à la lecture du poème ? Expliquez.

 

2. La forme de ce poème se rapproche du refrain et comporte des éléments fortement musicaux. Quels sont les éléments syntaxiques, rythmiques et de ponctuation qui permettent d’en venir à cette déduction ?

 

3. Comment nomme-t-on la figure d’insistance qui consiste à répéter un mot, un groupe de mots ou une expression en début de vers/phrases ? Ce procédé est-il à l’œuvre dans ce poème, et si oui, que cherche-t-il à démontrer comme image ou émotion, et quelle expression est réitérée ? Quel est son équivalent symétrique en fin de vers ? Le retrouve-t-on dans ce poème ?

 

4. Une volonté de fixer l’idée du réveil s’installe progressivement dans le poème et si les cinq sens sont sollicités, l’un d’eux l’est tout particulièrement. Lequel ? Pourquoi ? Peut-on dire que l’idée d’un voyage du corps et de la pensée se développe dans cette même idée du réveil ? Le fil conducteur du poème serait-il marqué par la quête identitaire ?

 

5. Poussez plus loin votre compréhension du rythme en lisant le poème à voix haute d’abord avec une certaine lenteur, puis une deuxième fois de manière saccadée, en déplaçant les motifs de répétition en début et en fin de vers. Quel débit de lecture vous semble le plus adéquat ? Sentez-vous, à l’interprétation du poème, les affinités du poète avec le jazz ? Commentez.

 

Activité d’écriture

Exercice d’écriture impliquant des motifs de répétition. Pensez à un élément d’insistance que vous souhaiteriez mettre à l’avant-plan dans un poème afin d’en décrypter toute la charge émotive. Dressez une liste d’expressions qui tendraient à circonscrire et préciser cet élément. Puis, doucement, atténuez le fil des répétitions afin de proposer des images où la parole et le propos seraient en quelque sorte en décentrement/déplacement pour diriger le fil conducteur dans une autre direction, mais avec en tête le même objectif d’insistance. En quoi le poème « Je me réveille » de Patrice Desbiens vous sert-il à fixer les paramètres de cet exercice ?


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Description d'une ligne :
La tendresse des choses qui vieillissent et s’effacent
Pour aller plus loin :

1. À la première lecture du poème, quel thème ressort le plus pour vous ?

 

2. Qui est le.la locuteur·ice dans ce poème ? D’après vous, comment se sent-il·elle ?

 

3. Nommez deux registres qui se trouvent dans ce poème. 

 

4. L’auteur se sert de comparaisons dans ce texte. Pouvez-vous en repérer une ? Selon vous, en quoi la comparaison est-elle efficace ?

 

5. En lisant à voix haute, jouez avec les rythmes, les tons et les pauses pour créer l’effet d’un secret précieux et fragile.

 

Activité d’écriture

Ce poème est plutôt nostalgique. À la suite de sa lecture, choisissez un souvenir qui évoque chez vous la nostalgie et écrivez un court poème en vers libres.

 

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Entrevue et lecture lors d’une entrevue avec Amine Laourou : 

Description d'une ligne :
Quand le poème parle mieux que moi
Pour aller plus loin :

1. Qu’est-ce qu’on trouve dans un poème ?

 

2. a) Est-ce que l’autrice est capable de nommer tout ce qu’elle ressent ? Expliquez.

b) Vous arrive-t-il de ressentir des choses que vous ne pouvez pas nommer ? Si oui, dans quelles circonstances ?

 

3. a) À quel instrument de musique l’autrice fait-elle allusion lorsqu’elle écrit : les poèmes ont une peau plus vibrante que ma peau ?

b) Qu’est-ce qu’un cœur qui bat au rythme du paysage ?

 

4. Selon vous, que signifient les expressions ma fenêtre et mon autre visage dans la chute du poème ?

 

5. Il y a des certitudes et des doutes dans ce poème. Repérez les extraits qui évoquent le doute et les extraits qui évoquent la certitude. Comment votre regard ou votre corps peut-il suggérer ces contrastes ?

 


Activité d’écriture

a) Reprenez en partie la séquence du poème de Louise Dupré et insérez-y votre réalité. N’hésitez pas à écrire des éléments abstraits, surréalistes, concrets ou conceptuels.

Je ne trouve pas toujours.......(Écrivez quelques lignes qui répondent à la question : Qu’est-ce que vous ne trouvez pas toujours ?)

Alors je.......... (Écrivez quelques lignes qui répondent à la question : Quelle est votre solution ?)

b) Partagez votre texte avec d’autres personnes qui se sont adonnées à l’exercice. Discutez des points communs et discordants de vos créations.

 


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Louise Dupré répond à la question « Comment est-ce que tu aimes être réconfortée quand tu es contrariée ? » et plusieurs autres lors du Marché de la poésie jeunesse 2021 : 

 

Description d'une ligne :
Quand les larmes nous guettent mais que le désir d’envol est plus fort.
Pour aller plus loin :

1. Quelle est la première émotion qui vous habite lors de la lecture du poème et pourquoi ?

 

2. Qu’est-ce qu’évoquent chez vous les vers « car il me pousse parfois des ailes dans la bouche » ?

 

3. Quelle est la principale forme poétique utilisée par l’autrice ? Pouvez-vous en apercevoir d’autres ? Si oui, lesquelles ?

 

4. Est-ce que vous pouvez penser à une autre situation (différente de la tristesse, de l’impuissance, de la colère ou de la joie) qui pourrait susciter des larmes ?

 

5. Récitez le poème à partir des quatre émotions stipulées dans la question 4, sans tomber dans la caricature ou l’exagération. Quelle version fait mieux vivre le texte ? Est-ce que varier l’émotion dans votre lecture vous a fait découvrir de nouvelles choses dans le poème ?

 

Activité d’écriture

À partir d’une émotion choisie, écrivez à votre tour un poème lyrique, c’est-à-dire un poème qui privilégie l’expression et les sentiments intimes de la personne qui l’écrit, qui découle de son expérience personnelle. 

 

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Louise Dupré répond à la question « Comment est-ce que tu aimes être réconfortée quand tu es contrariée ? » et plusieurs autres lors du Marché de la poésie jeunesse 2021 : 

Description d'une ligne :
Entre colère et fragilité
Pour aller plus loin :

1. Quel âge a le « je » du poème, selon vous ?

 

2. Relevez les termes qui évoquent une forme de violence.

 

3. La poète parle de ses « ailes » dans la cinquième strophe. Quelles sont-elles, selon vous ?

 

4. Pourquoi peut-on dire qu’une colère gronde dans ce poème ?

 

5. À la lecture à voix haute, tentez de faire ressentir cette colère, sans l’exagérer.

 

Activité d’écriture

 

Les mots en vrac dans l’estomac de la poète sont peut-être la genèse d’un poème. Découpez dans un journal ou un magazine une douzaine de mots sans trop y réfléchir. Brassez-les ensuite, et tentez de former le squelette d’un poème. Vous pouvez ajouter des adjectifs, des pronoms, des déterminants ou d’autres mots rendant plus lisibles les vers.

 

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Sur le site personnel de l’autrice, on retrouve de nombreux extraits de lectures et d’entretiens.

Description d'une ligne :
Un poème de cuisine, d'objets familiers et de disparition.
Pour aller plus loin :

1. Quelle est la première émotion/sensation qui vous traverse à la lecture du poème ? S’agit-il, selon vous, d’un poème triste ? D’un poème satirique ? Commentez vos impressions.

 

2. Le poème a des affinités avec le conte et évoque la magie (une magicienne), puis une disparition. De quelle disparition s’agit-il et d’après vous, ce motif est-il présent dans les contes pour enfants de façon générale ? Quels sont les effets de cette disparition sur le réel ? Y a-t-il une morale à retenir ?

 

3. Réfléchissez au sens de cette disparition. Comment le poème est-il construit (organisateurs spatio-temporels, champs lexicaux, rythme) pour intensifier l’impact de celle-ci ? Y a-t-il une critique féministe en filigrane du poème, en lien, notamment, avec les stéréotypes et les rôles traditionnels féminins et soulignés par le titre du poème, à votre avis ?

 

4. Une dualité est à l’œuvre dans ce poème. Les objets du quotidien rencontrent une certaine forme de réalisme magique. Pouvez-vous nommer ces éléments ?

 

5. Travaillez votre compréhension de la tonalité et du rythme de ce poème en lisant celui-ci à voix haute une première fois de manière lente, puis une deuxième fois de manière plus saccadée. Quel débit, quel ton de lecture, vous semble le plus adéquat ? Pourquoi ?

 

Activité d’écriture

Dressez une liste d’objets, de lieux et de moments qui précèdent une scène de disparition ou autre situation portant une charge traumatique. À partir de cette liste, essayez d’écrire une rafale de vers (environ une quinzaine) dans lesquels vous énoncerez graduellement un élément de rupture avec le réel. Gardez en tête le rythme et les images qui doivent participer de près à cet exercice d’écriture.

 

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Description d'une ligne :
Dans le poème La circonstance, Roger Des Roches exhibe, avec une accumulation d'images surréalistes qui lui sont propres, un paysage à la fois concret et intériorisé.
Pour aller plus loin :

1. Dans sa présentation biographique du site les Voix de la Poésie, Roger Des Roches écrit qu’il se « penche plus ou moins fortement vers le surréalisme, “[s]on surréalisme” ». Quel vers de son poème témoigne le plus de ce surréalisme selon vous ? Expliquez.

 

2. Après avoir lu ce poème, comment interprétez-vous le titre « Circonstance » ?

 

3. Dans son poème, Roger Des Roches utilise de nombreuses figures de style d’amplifications. Pouvez-vous en identifier deux ?

 

4. En récitant ce poème, tentez d’ajouter petit à petit de l’intensité dans votre performance à chaque fois que vous dites le mot « comme ».

 

Activité d’écriture

Décrivez, en quelques mots, ce qu’éveillent en vous les vers « comme les gestes vers la Terre et les étoiles,
et les étoiles serrées loin de la Lune ».

 

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Description d'une ligne :
Un poème diluvien sur les illusions et les désillusions entre filles et garçons.
Pour aller plus loin :

1. À quel type de prévision météorologique ce poème compare-t-il les filles ?

 

2. Ce poème déploie un champ lexical lié aux déchets. Pouvez-vous relever des mots ou des groupes de mots qui composent ce champ lexical ?

 

3. Ce poème présente les filles sous deux angles très contrastés. Pouvez-vous identifier des figures d’opposition dans le poème ?

 

4. Selon vous, que représentent les band aids mickey mouse que les garçons mettent sur les blessures des filles ?

 

5. Qu’est-ce que le vers « sortez vos parapluies » indique sur le ton de la narration et comment cela influence-t-il votre récitation ?

 

Activité d’écriture

Le temps qu’il fait peut être associé à des émotions, à des individus ou à des situations. Température, précipitations, vents, pollen, humidité, visibilité, conditions routières : inspirez-vous des éléments du bulletin météorologique pour écrire un poème !

 

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Description d'une ligne :
Poème coup de poing qui évoque la beauté et son absurdité devant la tragédie.
Pour aller plus loin :

1. On peut lire : « chœur grec, qu’annoncez-vous ? » Le chœur grec servait parfois à évoquer quelque chose comme l’opinion publique. Ici, pourriez-vous imaginer ce qu’il annonce ? 

 

2. À la fin du poème, on lit « m’absout » puis « me sauve ». À quoi ces mots vous font-ils penser ? 

 

3. Selon vous, quel est l’effet du choc entre la beauté et l’acte médical ?

 

4. Tentez une récitation. Quels passages vous donnent envie de parler plus fort ? Plus vite ? Certains donnent-ils envie de chuchoter ?

 

5. Écrivez sur votre propre rapport à votre corps. Est-ce que l’apparence et la médecine ont parfois un lien pour vous ? 

 

Liens :

 

Une entrevue avec Chloé Savoie-Bernard sur Royaume Scotch tape.

 

Chloé Savoie-Bernard lit un poème sur le rapport à la paternité, l'absence et la langue.

 

 

Chloé Savoie-Bernard parle de La cloche de détresse (The Bell Jar) de Sylvia Plath, «le livre qui a changé sa vie». 

 

 

Chloé Savoie-Bernard a aussi une page sur la trousse numérique Tout à coup la poésie

Description d'une ligne :
Un poème où se croisent les rêves d’aventure et le sentiment du vide.
Pour aller plus loin :

1. Selon vous, quelle fut la source d’inspiration de ce poème : la nature ou la ville ? 

 

2. Le poète Shawn Cotton explique que ses poèmes oscillent entre le désespoir et le rire. Que pensez-vous de ce poème-ci ? Quelles images vous semblent drôles ? Lesquelles vous semblent désespérées ?

 

3. Le narrateur du poème évoque à quelques reprises ses « rêves ». Il rêve aux choses, aux lieux, aux personnes qui lui manquent et ce manque s’exprime par une écriture qui adopte les formes négatives (« pas », « plus », « jamais », « rien », etc.). Dénombrez les occurrences de négations dans ce poème en remarquant que le poète omet parfois le « ne ».

 

4. Ce poème se déploie vraisemblablement dans un environnement urbain. Son lexique est influencé par la présence de nombreux objets familiers, de nombreuses réalités propres à la ville. Néanmoins, la nature fait quelques apparitions. Repérez-les et demandez-vous si la nature est représentée de façon positive ou négative.

 

Conseil de récitation

Le poème embrasse son appartenance au dialecte traditionnel québécois, le joual, ainsi certains termes d’argot québécois s’y retrouvent (« junk » « faque que », etc.). Afin de le réciter, il pourrait être intéressant de conserver les intonations et accentuations naturelles de votre langue, c’est-à-dire votre voix normale, celle de tous les jours. En le récitant, tâchez de faire sentir le côté familier, presque intime, du poème.   

 

Exercice d’écriture

À la manière de Shawn Cotton, laissez-vous inspirer par les espaces urbains qui vous entourent (si vous vivez en ville évidemment, si ce n’est pas le cas, imaginez-les !). Essayez d’inclure dans votre poème une abondance d’objets, de choses qui caractérisent précisément la ville. Même si ces choses vous semblent trop « normales », comme un téléphone ou un ascenseur, laissez-vous aller et vous verrez quel potentiel poétique elles renferment.

 

Liens utiles

 

  • Shawn Cotton récitant des extraits du recueil Jonquière LSD :

  • Lecture provocatrice de Denis Vanier à la nuit de la poésie de 1970 :

Description d'une ligne :
Un « vieil arbre oublié dans la plaine » fait naître les souvenirs d’une époque lointaine.
Pour aller plus loin :

1. Comment appelle-t-on la forme de ce poème ? Quels sont les éléments stylistiques qui permettent de l’identifier ?

 

2. Le poème s’adresse à un arbre. C’est ce qu’on appelle une personnification. Répertoriez les caractéristiques humaines attribuées à l’arbre dans les quatre strophes. Quelles émotions cette figure de style suscite-t-elle ? 

 

3. Relevez les différentes métamorphoses de l’arbre au fil du poème. Soulignez les temps de verbes d’une strophe à l’autre. Déduisez de ces éléments le phénomène dont l’arbre est la métaphore.

 

4. Le recueil Les gouttelettes, duquel le poème est issu, rend hommage à différents arbres. Dans le poème « À un pommier », on peut lire cette interpellation : « Ton cœur, comme le mien, vieil arbre, a donc souffert ? » À la lumière de ce vers, interprétez la dernière strophe du poème « À un vieil arbre » en vous interrogeant particulièrement sur l’identité du locuteur :

Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine,
Et, pour tromper l’ennui dont ma pauvre âme est pleine,
J’aime à me souvenir des nids que j’ai bercés.

 

5. Une série d’homophones en fin de vers représente un défi pour la lecture à haute voix de ce poème. Cherchez comment donner une couleur et une vibration différentes à ces rimes aux sonorités identiques : « fûts » et « fus », « grise » et « grise », « plaine » et « pleine ».

 

Activité d’écriture

Écrivez un poème adressé à un élément naturel dont vous vous sentez proche. Par exemple : à un loup, à une rivière, à une étoile… etc. Vous pouvez vous appuyer sur la forme du poème « À un vieil arbre » ou encore écrire en vers libres.

 

Liens utiles

 

Description d'une ligne :
Poème en vers libre et battements d’ailes d’un poète au cœur haletant
Pour aller plus loin :

1. Après votre lecture, pouvez-vous dire si ce poème est triste ou joyeux ?

 

2. Pouvez-vous expliquer le parallélisme qu’utilise le poète dans les strophes « L’oiseau dans ma cage d’os / c’est la mort qui fait son nid » et « c’est un oiseau tenu captif / la mort dans ma cage d’os » ?

 

3. Pouvez-vous indiquer une strophe du poème « Cage d’oiseau » dans laquelle une métonymie est présente ?

 

4. Même si le poème « Cage d’oiseau » est un poème en vers libres, certaines rimes y sont présentes. Pouvez-vous en nommer un type ?

 

5. En lisant le texte, demandez-vous comment vous pourriez couper vos vers pour tenir le public en haleine.

 

Activité d’écriture


En vous basant sur la figure de style de la métonymie, écrivez un poème parlant d’une partie d’un objet pour écrire sur son ensemble.

 

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Le professeur Michel Biron discute de l’œuvre de Saint-Denys Garneau avec les étudiants Guillaume Ménard et Xavier Phaneuf-Jolicoeur

 

Court-métrage documentaire de Louis Portugais sur Saint-Denys Garneau : 

Saint-Denys Garneau, Louis Portugais, offert par l’Office national du film du Canada

 

Chloé Sainte-Marie qui chante Saint-Denys Garneau : 

Description d'une ligne :
Un poème qui retrace les trajectoires multiples d’une quête de soi, d’une recherche intérieure débordant vers l’extérieur.
Pour aller plus loin :

1. Deux petits mots rimant ensemble sont répétés tout au long du poème, lesquels ?

 

2. La joie semble être le thème central de ce poème. Selon vous, le narrateur se considère-t-il joyeux ou cherche-t-il à atteindre la joie ?

 

3. Dans la dernière strophe du poème « Accompagnement », le narrateur formule un souhait, il rêve d’une certaine séparation, d’une dissociation. De qui, de quoi veut-il se séparer ? Pourquoi désire-t-il cette séparation ?

 

4. On sent un grand souci musical et rythmique dans ce poème. Certaines parties sont plus chantantes que d’autres. Quelles strophes, quels vers vous semblent les plus musicaux ? Quels procédés stylistiques sont employés à cette fin ?

 

5. Récitez ce poème (qui est un poème en vers libres) en mettant un accent sur les rimes même si elles ne surviennent pas nécessairement en fin de vers.

  • Tentez de réciter ce poème avec un ou une partenaire, face à face, en même temps, comme si vous étiez le miroir l’un de l’autre.

 

Activité d’écriture

 

À la manière du poème « Accompagnement », écrivez un poème qui s’adresse à vous-même, à soi-même. Vous pouvez parler d’une émotion ou d’un évènement intime et ainsi mesurer la distance qui vous en sépare. Imaginez que vous vous observez vous-mêmes, comme si vous étiez un étranger.

 

Liens utiles

 

  • L’unique recueil de poésie de Saint-Denys Garneau publié de son vivant, Regards et jeux dans l’espace, est disponible dans les bibliothèques.
  • Un court film biographique de Louis Portugais d’après sur un scénario de Anne Hébert

Description d'une ligne :
Le poème le plus connu de toute la littérature québécoise, rien de moins.
Pour aller plus loin :

1. Pouvez-vous identifier un vers dans lequel Nelligan utilise la figure de style du pléonasme ?

2. Dans le vers « Tous ses espoirs gisent gelés » est-ce que Nelligan utilise une assonance ou une allitération ?

3. Quel effet produit sur vous la répétition des mots « que j’ai, que j’ai »? Expliquez.

4. De quel type sont les strophes du poème Soir d’hiver ?

5. En jouant sur le rythme et le ton de la voix pouvez-vous lire ce poème comme s’il était un secret que vous révéliez ?

 

Activité d’écriture

En vous inspirant de la température qu’il fait, écrivez un poème qui parle des émotions que vous ressentez actuellement.

 

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Soir d’hiver chanté par Claude Léveillée : 


Documentaire sur Nelligan réalisé par Arthur Rubinstein

 

Description d'une ligne :
Un poème sur la relation d’amour-haine entretenue avec la langue française.
Pour aller plus loin :

1. Quelles langues retrouve-t-on dans ce poème ?

 

2. Le français parlé est différent d’un lieu à un autre. Qu’est-ce que la poète cherche à évoquer en écrivant : « je n’ai qu’un accent / fourchu » ou encore en parlant de sa « langue mitigée », « langue trébuchant » ?

 

3. Le titre du poème est « transitions ». Une transition a lieu dans le ton de ce poème, qui au début est amer et à la fin, plus tendre. Faites deux listes, chacune répertoriant 3 mots (verbes, noms ou adjectifs) qui expriment l’amertume du début et la tendresse de la fin.

 

4. Diriez-vous que le poème « transitions » est un poème politique ? Pourquoi ?

 

5. Récitez le poème de Lise Gaboury-Diallo en portant une attention particulière à votre propre accent en français (ainsi qu’en anglais et en espagnol !) Soyez ouvert·es, ne jugez pas, appréciez simplement les particularités de votre accent et de celui de vos camarades. 

 

Activité d’écriture

À la manière de la poète manitobaine, écrivez un poème en vers libres en employant librement plusieurs langues, dans la mesure de vos connaissances.

 

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Le poème « transitions » récité par Lise Gaboury-Diallo :

 

Le poème « Speak white » de Michèle Lalonde, récité à la Nuit de la poésie en 1970 :

 

Une chanson du P’tit Belliveau, bel exemple d’un parler franco-canadien : le français acadien de la Baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse :

Description d'une ligne :
À la recherche d’un tout
Pour aller plus loin :

1. Quelle ambiance se dégage de ce poème ?

 

2. Relevez les termes qui se rapportent aux éléments (eau, terre, air, feu). Lesquels dominent ?

 

3. Les métaphores abondent dans ce poème. Notez celles qui témoignent d’une certaine complémentarité entre le « je » et le « tu ».

 

4. Remarquez le rôle de la ponctuation dans le poème. Pourquoi, selon vous, est-elle uniquement présente dans la première et la dernière strophe ?

 

5. Les deux premiers vers évoquent un dialogue entre le jardinier et son jardin. Pourrait-on y voir une métaphore de l’artiste ? Relevez les termes appartenant au champ lexical de l’art ou de la création.

 

6. Lisez à voix haute ce poème en évitant le ton énumératif. Tentez plutôt de créer un rythme en variant la vitesse de lecture, en appuyant davantage sur certaines images.

 

Activité d’écriture

À partir d’un lieu familier autre que le jardin, amusez-vous à écrire un poème où un dialogue s’installe entre un « je » et un « tu », et où des éléments complémentaires de l’espace sont évoqués. Ça peut être dans une cuisine, une chambre, un parc, etc.

 

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Un entretien fascinant avec Michel Van Schendel mené par le philosophe Georges Leroux en mars 2005, accompagné de lectures, disponible sur le site du Festival de la poésie de Montréal.

 

Description d'une ligne :
On compare l’attitude qui rend chaque humain unique à des arbres qui poussent tordus.
Pour aller plus loin :

 

1. Est-ce que l’on peut deviner facilement de quelle région du Canada est issu ce texte ? Pourquoi ?

 

2. En regardant dans des dictionnaires de mots acadiens en ligne, cherchez le mot prusse et retracez son étymologie. Pourquoi l’arbre dont il est question ici n’a pas la même nom qu’en français international ? Ces ressources en ligne pourront vous aider : Musée acadien de l'Île-du-Prince-Édouard, Glossaire acadien

 

3. « l’attitude c’est ça qui fait la différence entre les prusses » Peut-on voir, dans les prusses, une métaphore de l’histoire de l’Acadie, de la déportation, de la langue française qui y survit ? Expliquez.

 

4. D’après vous, pourquoi le poème se termine-t-il sur l’image comparée de la mère et de la Vieille ?

 

5. Quelques mots, comme prusse, attitude et vent sont répétés à plusieurs reprises dans le texte. Essayez d’interpréter chaque mot répété de façon différente en variant le ton, l’intention, l’intensité, la projection de chacune de ces répétitions. Expérimentez les différentes possibilités et observez si cela change le sens et l’interprétation du texte.

 

Activité d’écriture

Dans ce poème, on compare le développement de la nature, des prusses plus précisément, au développement de l’individualité. Illustrez par un texte le développement de l’humain, en parallèle avec le cycle de vie d’une plante ou d’un arbre que vous aimez.

 

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Vocalités vivantes : Georgette Leblanc, poète du vivant à Pointe-de-l’Église

 

Extrait de « dehors » lu par Georgette Leblanc : 

Description d'une ligne :
La folie d’une ville trop familière
Pour aller plus loin :

1. À première lecture, qu’est-ce qui vous frappe le plus dans ce poème ? Pourquoi ?

 

2. La ville est présentée ici comme un personnage. Quelle relation pensez-vous que le locuteur entretient avec celle-ci ? Est-elle saine ou malsaine ? Pourquoi ?

 

3. L’auteur se sert de comparaisons pour créer des images intéressantes. Quelle est votre comparaison préférée dans ce poème ? Expliquez.

 

4. Quelle place la folie occupe-t-elle dans ce poème ?

 

5. Comment pouvez-vous jouer avec l’intensité et le rythme des répétitions (ex. j’ai un cri dans la gorge) pour leur donner vie ?

 

Activité d’écriture

Servez-vous de votre ville natale comme inspiration pour écrire un court poème en vers libres.

 

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  • Entretien avec Patrice Desbiens avec les professeurs Emir Delic et Pierre Nepveu, publié dans Voix et Images, printemps-été 2019. 
  • Patrice Desbiens et les moyens du bord (performance) lors du Symfolium 2000 : 

Description d'une ligne :
La vie après la perte, pour ceux qui restent, pour celle qui part…
Pour aller plus loin :

1. Quel élément de la nature représente le réconfort dans le poème ?

 

2. Que signifie d’après toi le vers « tu es de l’autre bord maintenant » ?

 

3. Repère les adjectifs présents dans « Comme tu sembles calme ». Qu’ont-ils en commun ?

 

4. Observe à quels temps les verbes sont conjugués. Qu’est-ce que cela apporte de particulier au sens du poème ?

 

5. Observe l’énonciation particulière du texte. Trois pronoms différents y sont utilisés. Comment cela influence-t-il ta façon de réciter ce poème ?

 

Activité d’écriture

Écris à ton tour un poème en t’adressant à quelqu’un qui t’est cher, un peu comme si tu lui parlais au creux de l’oreille. Qu’aimerais-tu lui dire ?

 

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Description d'une ligne :
Que sommes-nous devenus, lovés dans le confort de nos objets qui se délitent ?
Pour aller plus loin :

1. À qui ce poème s’adresse-t-il ? Qui interpelle-t-il par son titre efficacement réduit au pronom personnel « nous » ? 

 

2. Relevez, dans le poème, les champs lexicaux opposés : les connotations positives versus les connotations négatives ; le vocabulaire relatif à la vie versus celui qui évoque la mort ; les éléments naturels versus les éléments artificiels… Quels sentiments font naître ces télescopages sémantiques dans l’esprit du lecteur ?

 

3. L’anaphore (plus précisément, épiphore dans ce cas-ci) « Tu verras comme nous serons heureux » apparaît dans les vers 3, 10 et 19. Faut-il prendre cette affirmation au pied de la lettre ou bien est-ce une antiphrase ? Comment appelle-t-on le registre d’humour qui consiste à dire une chose pour signifier son contraire ?

 

4. Quels procédés grammaticaux et stylistiques contribuent à donner au poème « Nous » un ton prophétique ?

 

5. Lors de votre récitation, mettez en évidence les contradictions que le poème soulève, en accentuant les allitérations et les assonances. Par exemple dans ce vers : « Nous aurons des oiseaux de proie blottis au creux des armoires, des coqs en pâte et des poules au pot », appuyez l’allitération en « p » et les assonances en « oi » et en « o » afin de faire ressortir l’inquiétude qui pèse derrière le confort et l’abondance.

 

Activité d’écriture
Dans un poème conjugué au futur, adressé non pas à un « nous », mais à un « vous », mêlez des éléments naturels et des objets artificiels, et créez des images inédites fortes.

 

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La bande-annonce du spectacle pluridisciplinaire « Nombreux seront nos ennemis » mis en scène par Hanna Abd El Nour et inspiré par le recueil de Geneviève Desrosiers :

NOMBREUX SERONT NOS ENNEMIS en tournée de Volte 21 sur Vimeo.

 

L’article « Geneviève Desrosiers, la lumière indélébile » de Catherine Lalonde dans le journal Le Devoir

Description d'une ligne :
Brûler d’envie de dire quelque chose, mais ne pas oser.
Pour aller plus loin :

1. Regrettez-vous, parfois, de ne pas faire ou de ne pas dire quelque chose ?

 

2. Quel est le rapport au mouvement dans ce poème ? Trouvez les vers associés à ce qui bouge et les vers associés à ce qui ne bouge pas. Qu’est-ce que ce contraste peut évoquer ?

 

3. Relisez les vers suivants, contenus dans la sixième strophe : 

On pensait bien tomber d’un malaise. De très haut.

Comment peut-on interpréter ces vers ? Quelle expression plus courante l’auteure a-t-elle trafiquée pour les former ? Quels sentiments ou quelles sensations peuvent-ils évoquer en nous ?

 

4. En référence au titre, qu’est-ce qu’on n’a pas su ?

 

5. Pouvez-vous moduler le débit de votre voix à la lecture de ce poème ? Ou préférez-vous vous concentrer sur une certaine régularité lorsque vous le lisez ? Pourquoi ?

 

Activité d’écriture

À la lumière de ce que vous venez de lire, écrivez sur un regret que vous avez, sur quelque chose que vous n’avez pas fait et que vous auriez aimé faire.

Inventez une métaphore qui décrit comment vous vous sentez par rapport à cela. 

 

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  • Biographie de Geneviève Blais sur le site des éditions Poètes de brousse
  • Lecture de Geneviève Blais lors de l’événement Dehors est un poème, une initiative de La poésie partout : 

Description d'une ligne :
« un musicien me demande » est à la fois une réponse et un questionnement sur l’identité linguistique, sur les non-dits et les sous-textes qui nous marquent longtemps.
Pour aller plus loin :

1. Identifiez les comparaisons et métaphores présentes dans ce poème.

 

2. En personnifiant la langue, autant la partie du corps que la manière de s’exprimer, ce poème établit une distinction entre la locutrice et sa langue. Créez un tableau en deux colonnes. Insérez dans la colonne de gauche les vers qui expriment une action de la locutrice « je… » et dans la colonne de droite, les vers qui expriment une action de « ma langue ». Comment cet exercice de reconfiguration influe-t-il sur votre compréhension du poème ?

 

3. Comment imaginez-vous la réaction du musicien aux propos de la locutrice de ce poème ?

 

4. En examinant de plus près la troisième strophe, comment expliquez-vous le contraste entre les vers « mes oreilles se ferment / pour n’entendre que moi » et « mes volets se referment / pour ne plus m’entendre » ?

 

5. Pour vous imprégner des émotions et des images véhiculées dans le poème, exercez-vous à le réciter en mimant les gestes qu’il évoque : par exemple, en vous recroquevillant, en fermant votre bouche à clé, en faisant un limbo.

 

Exercice d’écriture

Réfléchissez à une question marquante qu’on vous a déjà posée, par exemple, sur votre identité ou votre avenir, et à laquelle vous auriez voulu pouvoir répondre par un poème. Écrivez un poème en réponse à cette question en vous adressant à la personne, l’être, ou l’expérience qui y est liée.
 

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Fiche pédagogique Niveau secondaire À tire d’ailes de Sonia Lamontagne du Regroupement des éditeurs franco-canadiens

 

Blogue sur Sonia Lamontagne - Les femmes de la route 11 - Les Elles du Nord (12 avril 2013)

 

Entrevue radio de Sonia Lamontagne au micro de Le matin du Nord d’ICI Radio-Canada Ontario (26 novembre 2018)

 

Sonia Lamontagne en direct de Québec - Résidence d’écriture réalisée du 14 au 23 janvier 2020

 

Et si / What if / Hva om : court-métrage inspiré du voyage de Sonia-Sophie Courdeau (Sonia Lamontagne) à Oslo, en Norvège (2020) : 

Description d'une ligne :
Un poème de la sensation qui joue avec les sens, le temps, l’espace, et la musique dans une approche sonore de « la voix du poème ».
Pour aller plus loin :

1. Quelle est la première émotion qui vous vient en tête à la lecture du poème ? Pourquoi ?

 

2. La forme de ce poème se rapproche du fragment poétique et évoque, à plusieurs égards, une partition musicale. Quels sont les éléments syntaxiques, rythmiques et de ponctuation qui permettent d’en venir à cette déduction ?

 

3. Comment nomme-t-on la figure d’insistance qui consiste à répéter un mot, un groupe de mots ou une expression en début de vers/phrases ? Ce procédé est-il à l’œuvre dans ce poème, et si oui, que cherche-t-il à démontrer comme image ou émotion, et quel mot/groupe de mots/expression est réitéré ?

 

4. Une volonté de quitter la mélancolie, la nostalgie, s’installe progressivement dans le poème. Quel champ lexical, temps de verbe ou autre procédé formel témoigne de cette volonté et à quel moment du texte celle-ci s’exprime-t-elle ?

 

5. Sculptez votre compréhension du rythme en lisant le poème à voix haute une première fois de manière lente, puis une deuxième fois de manière saccadée. Quel débit de lecture vous semble le plus adéquat ? Commentez votre choix.

 

Activité d’écriture

Exercice d’écriture de la sensation et du souvenir : dressez une liste d’objets, de lieux et de pièces musicales qui vous ont profondément marqué·e. À partir de cette liste, essayer d’écrire quelques fragments dans lesquels ces éléments seraient évoqués de manière à faire ressentir au lecteur/à la lectrice toute la charge émotive qui vous habite quand vous songez à ces objets de souvenirs. Gardez en tête le rythme qui doit participer de près à cet exercice d’écriture.

 

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« La petite mariée de Chagall » de Paul Chanel Malenfant lu par Gilles-Claude Thériault : 

 

Entretien de Paul Chanel Malenfant au 30e Festival de poésie de Trois-Rivières : 

 

Description d'une ligne :
Une nature mystérieuse à proximité
Pour aller plus loin :

1. Où se situe le poète pour observer la nature, selon vous ? Et à quel moment de l’année ?

 

2. Tracez une ligne après le septième vers (« Trois perdrix… »). Observez la façon du poète de nommer les espèces animales dans chacune des deux sections. Qu’observez-vous ?

 

3. De quelle manière peut-on voir une opposition dans la première strophe, notamment dans la disposition des vers ? Peut-on retrouver cette opposition ailleurs dans le poème ?

 

4. Qui est le géant de la dernière strophe selon vous ?

 

5. Ce poème énumératif se conclut par une question grave dans la dernière strophe. Tentez, en lisant le poème à voix haute, de bien marquer ce changement de rythme.

 

Activité d’écriture

« Deux petits poissons / Dans le lac, nagent près du rocher / Histoire de trouver le passage vers l’orient »

Inspirez-vous de cette strophe pour tenter vous aussi de relier métaphoriquement une activité animale à une activité humaine.

 

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Le site web de l’écrivain

 

Description d'une ligne :
Un long souffle d’exil intérieur et extérieur.
Pour aller plus loin :

1. De quel voyage est-il question dans ce poème ? Commentez.

 

2. Ce long poème évoque plusieurs métamorphoses et utilise la personnification. Quelles sont les images qui surprennent et bouleversent dans ce poème ?

 

3. La forme de ce poème est particulière. Deux tercets s’insèrent notamment entre deux strophes de plusieurs vers. Qu’est-ce que le poète cherche à provoquer comme sensation/émotion, par ce procédé formel ?

 

4. Une volonté de rompre les certitudes en installant plusieurs oppositions s’installe progressivement dans le poème. Quels éléments lexicaux témoignent de cette volonté et à quel moment celle-ci s’exprime-t-elle ?

 

5. Travaillez votre compréhension du souffle à l’œuvre dans ce poème en le lisant à voix haute une première fois de manière lente, puis une deuxième fois de manière saccadée. Quel débit de lecture vous semble le plus adéquat ? Sentez-vous une tension monter, une plénitude s’installer ? Expliquez votre choix. 

 

Activité d’écriture

Exercice d’écriture de l’errance et du mouvement : pensez à un lieu qui vous a profondément marqué·e. À partir de ce lieu, essayez d’écrire quelques vers dans lesquels ces lieux vous interpellent et vous attirent vers eux de manière à faire sentir le déplacement physique, mais aussi celui de l’esprit, au lecteur. Gardez en tête le rythme, le souffle, qui doivent participer de près à cet exercice d’écriture.

 

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  • Extrait de la nouvelle Kho Phi Phi, en lice pour le Prix de la nouvelle Radio-Canada 2019. 
  • Extrait du recueil de poésie Viticulture des gouffres paru le 17 avril 2013 aux éditions L’Interligne à Ottawa : 

  • Performance poétique à l’Espace Senghor dans le cadre du Maelstrom fiEstival no5 (12 mai 2011) : 

Description d'une ligne :
Les peines d’amour ne datent pas d’hier et elles sont toujours aussi cruelles. Ce poème de Jovette Bernier, datant de 1932, en témoigne.
Pour aller plus loin :

1. Qu’est-ce qui vous plait ou ne vous plait pas dans ce poème ?

 

2. Si les peines d’amour n’ont pas d’âge, la manière de parler de la souffrance qu’elles provoquent change avec les époques. Relevez les mots ou expressions montrant une façon d’exprimer sa douleur, sa peine, qu’on n’utilise plus de nos jours.
 

3. Quels sont les deux procédés utilisés dans ce poème de forme classique et que la poésie moderne a abandonnés ?

 

4. Qu’y a-t-il de très actuel malgré tout dans le contenu de ce poème ?  

 

5. Lisez un poème de rupture amoureuse d’un ou une poète contemporaine (par exemple, le poème de Renée Gagnon, « Steve McQueen (mon amoureux) », celui d’Erika Soucy, « je n’arrive pas à faire… » ou encore « Les peines d’amour » de Bertrand Laverdure) et comparez ce poème avec celui de Jovette Bernier. Transposez ce qui vous émeut dans le poème contemporain à votre récitation du poème de Jovette Bernier et rendez cette même émotion à travers ces mots d’autrefois.

 

Activité d’écriture

Écrivez un poème de rupture amoureuse commençant ou se terminant par « J’abdique tout ».
 

 

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Portrait de la vie de cette femme d’exception sur Wikipedia


Extrait du célèbre téléroman Rue de l’anse, écrit par Jovette Bernier

Description d'une ligne :
Une mince muraille de contrastes plantée entre mort et douceur.
Pour aller plus loin :

1. Après la lecture de ce poème, diriez-vous qu’il s’agit d’un poème heureux ou triste ? Pourquoi ?

 

2. Quelle forme poétique est la principale utilisée dans ce poème ? Veuillez préciser.

 

3. L’auteur utilise un néologisme dans son poème, pouvez-vous le repérer ? Qu’est-ce que ça apporte au poème ?

 

4. À la fin du poème, l’auteur compare la métaphore à la liberté. Qu’est-ce qui, selon vous, fait qu’une métaphore est libre ?

 

5. En relisant le texte, repérez des endroits où vous pourriez placer des pauses lors d’une interprétation à haute voix.

 

Activité d’écriture

Le néologisme est la création d’un nouveau mot, ou une nouvelle façon d’utiliser un mot qui existe déjà.
Avec cette définition, et en vous servant de votre imagination pour jouer avec les mots d’une différente façon, écrivez un court poème qui contient au moins un néologisme.
N. B. : Un remue-méninges peut être très utile après la sélection du thème.


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Entrevue avec Michel Garneau dans le cadre des 40 ans du Centre des auteurs dramatiques (CEAD) : 

Lecture du poème « La Bénédiction » de et par Michel Garneau : 

Description d'une ligne :
Si l’on applique un théorème mathématique bien connu à d’autres domaines, on aura la preuve par l’absurde de la puissance et de l’insuffisance du langage.
Pour aller plus loin :

1. À quel théorème mathématique le titre « Les carrés de l’hypoténuse » fait-il référence? 

 

2. Par quels procédés stylistiques chacune des strophes reprend-elle la structure de ce théorème?

 

3. Relevez, dans chaque strophe, les différents champs lexicaux qui se télescopent et décrivez les émotions qui naissent de ces rencontres inédites entre l’univers scientifique et d’autres univers. 

 

4. Les deux derniers vers changent de ton par rapport au reste du poème. Quel effet cette rupture dramatique avec le registre d’humour absurde qui teintait les précédents vers produit-elle ? Peut-on vraiment se servir de calculs quand on évoque les vies humaines?

 

5. Dans votre interprétation orale du poème, alternez le ton neutre d’une explication mathématique et le ton des émotions que vous avez décelées en répondant aux question 3 et 4. Donnez ainsi du relief aux zones sensibles de ce poème.

 

Activité d’écriture


Choisissez un autre théorème et servez-vous de sa structure pour composer un poème, additionner, soustraire ou multiplier vos propres images. Laissez-vous surprendre par ce qui surgit de ces détournements de langage.

 

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Portrait de Jacques Rancourt par Cécile Oumhani : découvrez les préoccupations récurrentes qui parcourent son œuvre. 

Description d'une ligne :
Quelle différence entre écrire seul et écrire solitaire ?
Pour aller plus loin :

1. Comment un poème peut-il ouvrir la tête d’un poète ?

 

2. Dans la première strophe du poème, le locuteur est préoccupé de la tenue de la langue ; identifiez des affirmations et des interrogations au sujet de la tenue de la langue ?

 

3. Le locuteur dit tire(r) la langue / à la langue et il dit ne pas faire d’entente avec le sens. Est-ce que ces affirmations vous permettent d’établir une différence entre la langue courante et la langue poétique ?

 

4. La deuxième strophe du poème comporte plusieurs répétitions et quatre comparaisons, ces figures de style créent un effet de déferlement dans l’esprit du lecteur. Pouvez-vous parler de cet effet de déferlement si semblable à celui de la vague en sa suivante ?

 

5. Si vous aviez à réciter ce poème, pensez à deux vitesses appropriées pour faire entendre les préoccupations et les effets de style du poème. 

 

Exercice d’écriture

J’écris une vague en sa suivante : écrivez un court poème de deux strophes au sujet des vagues. Dans la première strophe, décrivez les vagues à l’aide du verbe imaginer à l’infinitif et dans la deuxième strophe faites parler les vagues à l’aide du verbe imaginer à l’indicatif présent. 

 

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Description d'une ligne :
Se sentir seule mais accompagnée, ici et ailleurs en même temps.
Pour aller plus loin :

1. Vous arrive-t-il de ne pas savoir ce que pense une personne que vous aimez même si elle est tout près de vous ?

 

2. Un oxymore est une figure de style qui met côte à côte deux termes opposés pour créer une réalité poétique surprenante. (Ex. : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » — Corneille)

  • Repérez les oxymores dans le poème Maintenant nous sommes assis.
  • Choisissez-en un et dites ce qu’il évoque en vous.

 

3. Observez les vers suivant, contenus dans la quatrième strophe : 

     « en cette heure tardive et gisante / les banlieues sont des braises d’orange »

  • Comment interpréter ces vers ?
  • À quoi peut faire référence l’image « braises d’orange » ?
  • Quelles sensations peuvent nous évoquer ces deux vers ?

 

4. Soulignez les lieux contenus dans ce poème.

  • Lesquels sont réels ?
  • Lesquels sont imaginés ?
  • Pouvons nous en être certains et pourquoi ?

 

5. Quelles possibilités dramatiques entrevoyez-vous à la lecture de ce poème ? Comment votre regard ou votre corps peut-il suggérer les différents espaces proposés par le poème ? Quel sentiment devrait guider votre récitation ?

 

Activité d’écriture

À la lumière de ce que vous venez de lire, inventez des oxymores semblables à la figure étoiles calmes et filantes contenue dans la première strophe du poème de Marie Uguay.

 

Vous pouvez vous lancer spontanément dans l’exercice ou appliquer la méthode suivante :

  1. Écrivez cinq noms communs
  2. Associez spontanément un adjectif à chacun de ces noms
  3. Trouvez un autre adjectif qui évoque quelque chose d’opposé ou de lointain au premier.

Vous venez ainsi de créer des images surprenantes !

Essayez ensuite d’employer un ou plusieurs de ces oxymores dans un poème de votre cru.

 

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  • Article de Mario Cloutier par dans La Presse : « Marie Uguay, toujours vivante », 25 juillet 2014
  • Long métrage documentaire du cinéaste Jean-Claude Labrecque qui donne la parole à Marie Uguay : 

Marie Uguay, Jean-Claude Labrecque, offert par l'Office national du film du Canada

Description d'une ligne :
Expression d’un état d’esprit, « Je ne veux pas mourir » est une réflexion sur la mortalité, la vie et les volontés qui entrent en conflit.
Pour aller plus loin :

1. Dessinez une silhouette humaine et inscrivez-y toutes les parties du corps mentionnées dans le poème, en recopiant les vers où elles apparaissent.

 

2. Identifiez les expressions qui évoquent des images et dressez-en une liste.

 

3. Si vous aviez un « mime de moi », que ferait-il? Quels gestes imiterait-il? Qu’est-ce qu’il vous apprendrait sur vous?

 

4. En un ou deux mots, comment décririez-vous la relation du poète avec la mort, la vie, la nuit et le temps?

 

5. Pour réciter le poème, quelles nuances apporteriez-vous à votre voix et votre langage corporel pour distinguer ce que le locuteur cherche à éviter (les deux premières strophes), et ce qu’il désire (la troisième strophe)?

 

Activité d’écriture

Écrivez un poème sur ce qui vous pousse à vivre, les raisons pour lesquelles vivre en vaut la peine pour vous.

 

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Description d'une ligne :
Vertigineuses sont les courbes des paysages intimes modelés par les histoires.
Pour aller plus loin :

1. Quel paysage le poème dépeint-il ? S’agit-il d’un paysage extérieur, intérieur ou bien d’un mélange des deux ? 

 

2. Quel effet l’apparition de la conjonction de coordination « et » en début de poème produit-elle ?

 

3. Les trois strophes du poème commencent par le même constat négatif « je ne sais… ». Quelle émotion cette anaphore engendre-t-elle dans l’esprit du lecteur ?

 

4. Le verbe « faire » apparaît trois fois dans le poème, dans les vers 1, 3 et 13. Quel sens a-t-il à chacune de ses occurrences et quelles images surprenantes naissent-elles de cette polysémie ? 

 

5. Récitez le poème en changeant de tonalité à chaque strophe en fonction de l’émotion qu’elle vous évoque.

 

Activité d’écriture

À votre tour, écrivez un poème qui dépeint votre état intérieur en inventant un paysage marqué par une atmosphère météorologique.

 

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La description du recueil Demains d’où est tiré le poème « Et je ne sais plus » sur le site de l’éditeur.
 

Description d'une ligne :
Le chant de l’oiseau qui traine une aile cassée
Pour aller plus loin :

1. Comment vous représentez-vous psychologiquement la femme décrite dans ce poème ?

 

2. Relevez les passages qui évoquent la brisure.

 

3. Effectuez une brève recherche sur Eurydice, évoquée dans la dernière strophe. En quoi cette référence révèle-t-elle le destin de la femme ?

 

4. L’image du « palais de vent » revient à deux reprises dans le poème. Qu’évoque-t-elle selon vous ?

 

5. Peut-on dire qu’une forme de tendresse se dégage néanmoins du portrait de la mère ?

 

6. L’oxymore du « sanglot splendide » de la dernière strophe nous donne peut-être une piste pour lire ce poème à voix haute. Tentez différentes façons de le lire en exprimant à la fois tristesse et beauté.

 

Activité d’écriture


Il y a quelques références dans le poème à la musique et au chant. Si vous aviez à associer à votre mère une forme musicale, quelle serait-elle ? Écrivez une strophe à partir de cette association.

 

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Un entretien avec l’autrice pour l’émission Île en île, 17 avril 20009

 

Une lecture publique de l’autrice en 2016 pour les 75 ans de la revue Relations, 15 mai 2016

Marie-Célie Agnant - Spectacle de poésie et de musique pour les 75 ans de la revue Relations, 15 mai 2016 de Revue Relations sur Vimeo.

Description d'une ligne :
Ce poème vous invite à découvrir quelle forme peut prendre l’indignation.
Pour aller plus loin :

1. Ce poème est lié à un moment historique difficile du Québec, soit la décision du gouvernement de l’époque de s’accaparer de terres agricoles très fertiles pour y installer un nouvel aéroport international pour Montréal. Cet aéroport a nécessité l’expulsion de leurs terres ancestrales de plusieurs agriculteurs. Que cherche à exprimer le poète Pierre Nepveu, selon vous, dans ce poème, concernant ce projet ? Vous semble-t-il en accord ou en désaccord ?

 

2. Relevez les mots ou expressions qui illustrent la violence de l’émotion du poète.

 

3. Quel lien pouvez-vous faire avec « les outardes égarées qui se posent en douceur sur la piste vide », qui termine le poème ?

 

4. Que veut dire selon vous le vers « l’espace m’a tout enlevé » ?

 

5. Conseil de récitation : Avez-vous remarqué que ce poème ne contient que des virgules et qu’il n’y a pas d’autre signe de ponctuation avant la toute fin ? Le poète nous livre ainsi son poème d’une traite, comme s’il s’agissait d’une seule longue phrase. Il serait donc intéressant de vous entrainer à réciter ce poème de la sorte, avec un rythme assez rapide, comme quand on ressent de la colère et de l’indignation.

 

Activité d’écriture

Les sujets d’indignation ne manquent pas dans notre société. Choisissez une réalité qui vous indigne particulièrement et mettez votre indignation en poésie !

 

Liens utiles

  • Pour en apprendre davantage sur le recueil de poésie Lignes aériennes, de Pierre Nepveu, cet article de Thierry Bissonnette, « Lignes aériennes », Nuit blanche, magazine littéraire, 7 août 2003.
  • Le poète en entrevue en 2016 à la Maison de la littérature : 

Description d'une ligne :
Là où la conscience écologique côtoie un futur cartésien sans âme
Pour aller plus loin :

1. Dans le « Le rêve de l’arpenteur », il semble que le monde s’est « vidé », mais de quoi au juste ?

 

2. Pierre Nepveu s’est inspiré de l’ancien aéroport de Mirabel pour écrire le recueil dont est tiré ce poème. Reconnaissez-vous ce lieu, anciennement agricole, dans les vers du « Rêve de l’arpenteur » ?

 

3. Est-ce que vous vous identifiez à ce poème, à ses images et à son « message » ? Pourquoi ?

 

4. Deux verbes seulement ont comme sujet le « je ». Peux-tu les identifier ? Quel sens peuvent-ils avoir par rapport au titre du poème ?

 

5. Ce poème est un long souffle, une longue énumération ; il est en fait une seule phrase. Comment cela influence-t-il la façon de le réciter ?

 

Activité d’écriture

Écrivez à votre tour un poème en vous inspirant d’un lieu (maison, gratte-ciel, paysage réel ou imaginaire, nature, ville, banlieue…) tout en y exprimant, si vous le souhaitez, vos préoccupations écologiques !

 

Liens utiles

Description d'une ligne :
La mémoire et les souvenirs filiaux partagés avec sa mère mourante
Pour aller plus loin :

1. On n’apprend que vers la fin l’identité de la  personne à qui s’adresse le poème. Est-ce que des indices nous sont donnés dans le texte pour nous y mener? Si oui, trouvez-les.

 

2. On retrouve dans ce texte des éléments faisant référence au corps et à l’esprit. Dressez deux listes de ces références. Comment évolue ce vocabulaire au long du poème?

 

3. Réfléchissez aux liens entre le titre et le texte.

 

4. Le poème aborde les souvenirs qu’on remue à la pelle et les âmes dans le ciel.  Repérez les vers qui nous indiquent cette ascension de la terre au ciel.

 

5. Plusieurs vers de ce poème peuvent être liés à la fois au vers qui les précèdent et aux vers qui les suivent. Repérez ces vers charnières, expérimentez différentes façons de lire et de découper le texte en fonction de ces changements.

 

Activité d’écriture

Ce texte parle de la mémoire, du souvenir. Essayez de retrouver votre plus vieux souvenir et écrivez un texte sur cette histoire.

 

Liens utiles 

Lecture de Denise Desautels : 

 

Portrait de Denise Desautels par France Culture, 2012 : 

Description d'une ligne :
Le sable, comme le ciel étoilé, peut donner le vertige à l’enfant qui tente de le saisir et de le qualifier.
Pour aller plus loin :

 

1. Quel âge peut-il avoir le personnage qui cherche un adjectif pour le sable dans ce poème ? Qui semble-t-il être par rapport à l’auteur?

 

2. En s’intéressant à l’effet entraîné par la répétition du mot sable et de ses sonorités, peut-on déterminer le registre ou la tonalité de ce poème?

 

3. Comment le poète fait-il coïncider le fond et la forme dans ce poème? Qu’est-ce qui, dans la forme du poème, rappelle le sable dont il parle?

 

4. Quelles sont les différentes façons d’interpréter les quatre derniers vers : « tu cherches l’adjectif/dans les dictionnaires/et tu n’en trouves aucun/qui ne soit passable » et quelle émotion cette polysémie suscite-t-elle chez le lecteur?

 

5. Tout comme l’auteur s’amuse à répéter le mot sable, amusez-vous à le prononcer sur différents tons à chacune de ses occurrences, qu’il apparaisse seul (sable), complet à l’intérieur d’un adjectif (inlassable) ou encore fragmenté dans un mot (semblable), en récitant le poème à voix haute.

 

Activité d’écriture

Dans un autre poème du Livre des plages d’où ce poème est issu, Louis-Philippe Hébert écrit : « C’est dans le sable qu’il faut chercher/le mot sable/il y est caché ». De la même façon, écrivez un poème à partir d’un mot qui vous fascine pour son caractère à la fois unique et multiple, par exemple le mot poussière, le mot astre, le mot herbe, le mot neige…

 

Liens utiles

 

Des extraits du Livre des plages de Louis-Philippe Hébert

Résumé du Livre des plages par Les Herbes rouges

Description d'une ligne :
La guerre dans tous ses éclats, de l’impuissance à l’admiration, pour aboutir à la froide lucidité.
Pour aller plus loin :

1. Comment pouvez-vous voir un genre de spectacle de violence dans ce poème ? Pourquoi pouvez-vous dire que le locuteur y perd doublement la tête ?

 

2. Quel semble être l’état émotif paradoxal qui s’empare du locuteur ? Quel semble être le changement affectif qui est exprimé dans la troisième strophe ? Comment ce changement peut-il contribuer à expliquer l’état émotif du locuteur ?

 

3. La dernière strophe énonce un changement de locuteur. Pourquoi, tout à coup, une deuxième et une troisième personnes y apparaissent-elles ? Qui sont-elles, selon vous ? Que devient le locuteur, selon vous ?

 

4. Certains vers plus longs incluent des énumérations, alors que d’autres sont plus brefs. Quel est l’effet qui découle, notamment, de la récitation des passages suivants :

a) « sur les tympans […] de sang » comparativement à « qui nous fait penser […] et ses artères »

b) « même de pancréas »

c) la troisième et la quatrième strophe, avec ses vers d’un mot

d) la répétition du son -ant, -ent, -end, -emps, -ans des deux premières strophes ?

 

Activité d’écriture


Imaginez que vous êtes pris·e au piège dans le cadre d’un événement ou d’une situation qui vous dépasse de beaucoup et où vous n’avez, selon vous, aucun impact.

a) Choisissez une approche qui vous permettra de polariser un champ sémantique, donc de produire des images contrastantes.

b) Incluez-y des images issues d’un champ qui, à première vue, est très peu poétique, par exemple les organes humains qui ponctuent le poème de Louis-Philippe Hébert.

c) De là, essayez de disposer votre poème à la verticale, en prenant soin d’isoler, dans certains vers, des images dont la chute est percutante.

d) Enfin, jouez, par endroits, avec l’assonance, donc la répétition d’un son vocalique (résultant de l’emploi de voyelles). 

 

Liens utiles

Une définition de « Crime contre l’humanité » sur Wikipédia

Article sur « Les organisations combattantes irrégulières en Bosnie Herzégovine » de Ana Otašević publié dans la revue Stratégique, vol. 2, n° 103, 2013, p. 219-230. 

 

En quoi le ton est-il différent d’un reportage ou d’une chronique à l’autre ? Pourquoi, selon vous, si vous considérez l’année de publication ou de diffusion de ces deux articles ?

« “J’ai décapité une touriste, je regrette” », Agence France-Presse, TVA Nouvelles, 30 mai 2019. 

« L’État islamique revendique la décapitation d’un second otage américain », Radio-Canada, 2 septembre 2014. 

 

Description d'une ligne :
Se sentir seul dans la foule.
Pour aller plus loin :

 

1. À qui pensez-vous que le locuteur du poème « Solde » puisse s’adresser? Vous pouvez aussi consulter la biographie du poète pour vous donner des pistes. (Gardez toutefois en tête qu’on ne peut tenir pour acquis que le poète et le locuteur sont la même personne; la biographie de l’auteur peut vous donner des pistes d’analyse sans vous donner de réponse complète.)

 

2. Relevez tous les passages où la répétition est utilisée. Quelle fonction le fait de répéter des vers ou des mots peut avoir lors de la lecture d’un poème?

 

3. Comment interprétez-vous le titre du poème, « Solde »?

 

4. Comment les tirets qui séparent les syllabes du dernier mot peuvent-ils mettre l’accent sur celui-ci? D’ailleurs, comment lisez-vous à voix haute le dernier vers?

 

5. Prenez en exemple la première strophe, où la locution « dans leur(s) » est répétée. En lisant cette énumération à voix haute, tentez de déterminer ce que vous voulez véhiculer comme émotion, en lisant chaque vers de façon différente.

 

Activité d’écriture

Tentez de composer une strophe commençant par « J’ai l’impression d’être ridicule ». Pour vous aider à écrire, pensez à un groupe de personnes duquel vous vous sentez différent·e.

 

Liens utiles

 

Une interprétation du poème par Elsa Martine

 

 

Une interprétation par un groupe délèves

Une série d’articles sur le colonialisme

Description d'une ligne :
C’est tout cela mêlé : un poème d’amour
Pour aller plus loin :
  1. Ce poème d’amour ressemble-t-il à ce que vous envisagez être un poème d’amour ?
  2. Si on ne connaissait pas l’auteur de ce texte, croyez-vous que l’on pourrait déceler qu’il a été écrit par une femme ?
  3. « C’est tout ce qui te fuit » dit Chedid. Qu’est-ce que ça veut dire ?
  4. Travaillez votre récitation : Le rythme répétitif crée par l’utilisation des mots ‘Ce ne sont pas’ ou ‘C’est tout’ pourrait définir une récitation de ce poème. Comment éviteriez-vous de perdre le sens du texte sous cette forme si puissante à l’orale ? 
  5. Tentez une expérience de création littéraire :
    Regardez votre œil gauche dans un miroir. Décrivez-le en disant ce qu’il n’est pas sur environ six vers. 

Liens utiles

Regardez un entretien avec Andrée Chedid en 1985.

 

 

 

Découvrez la biographie en vidéo de cette poète qui écrit depuis l’âge de 16 ou 17 ans. 

 

Description d'une ligne :
La tragique beauté du temps.
Pour aller plus loin :

1. Les quatre éléments sont évoqués dans ce poème. Relevez les termes relatifs à chacun. Lequel est le plus dominant ?

 

2. Qui est le « tu » qui apparaît dans la troisième strophe ?

 

3. Ce poème constitue une ballade, une forme issue de la poésie médiévale. Comptez le nombre de vers que contiennent les trois premières strophes, et le nombre de pieds que compose chacun des vers. Quelle particularité remarquez-vous ?

 

4. « le fleuve a retrouvé la mer / mais les quais meurent sans bateaux ». Quelle distinction importante entre nature et culture souligne cette image ?

 

5. L’homme est-il ici en harmonie par rapport à la nature ou la confronte-t-il, selon vous ?

 

6. Ce poème semble appeler un rythme de lecture solennel, particulièrement lors de ce qu’on nomme l’envoi, c’est-à-dire le dernier vers, répété, de chaque strophe. En lisant le poème à voix haute, tentez différentes façons d’appuyer le caractère grave de cet envoi.

 

Activité d’écriture
En quatre vers imagés, complétez la dernière strophe en répondant à la question que pose le poète : que faire de la terre si l’homme passe comme l’eau ?

 

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Un article de Dominic Tardif dans Le Devoir sur Pierre Morency. 

Description d'une ligne :
Avez-vous déjà remarqué que l’espoir s’écrit au futur?
Pour aller plus loin :

1. Relevez le vers de ce poème qui vous parle le plus et dites ce qu’il éveille en vous.

 

2. Quelle est la grande métaphore utilisée par le poète dans ce poème ?

 

3. Quel sens le poète donne-t-il selon vous à « j’aurai des mains » au point de le répéter tout au long du poème ?

 

4. Le poète emploie aussi de nombreuses images d’espoir. Relevez-en quelques-unes et dites en quoi vous trouvez qu’elles sont empreintes d’espérance.

 

5. Pour vous aider à mémoriser ce poème, entrez dans la répétition de « j’aurai des mains » et essayez de saisir la progression que le poète établit et qui le mène à la conclusion.

 

Activité d’écriture

Laissez-vous porter par l’espoir et écrivez à votre tour un poème commençant par « Un jour, j’aurai des mains ».

 

Liens utiles

Une entrevue avec Pierre Morency, réalisée dans le cadre de l’émission C’est fou, en octobre 2019. 

 

Un article sur Pierre Morency de Dominic Tardif : « Le faisceau de lumière qui clarifie Pierre Morency », Le Devoir, 17 août 2019.

Description d'une ligne :
Malgré l’horreur d’un tremblement de terre, la beauté persiste.
Pour aller plus loin :
  1. Lisez ce poème à haute voix. Que ressentez-vous ? Pourquoi ?
  2. Reconnaissez-vous cette description de la condition féminine ? Connaissez-vous une femme semblable aux Dames Sarah ?
  3. Le vent, la mer, la terre, tous les éléments et même la géographie semblent être rangés contre les Dames Sarah. D’où vient, alors, le sentiment d’espoir que l’on retrouve à la fin du texte ? 
  4. Travaillez votre récitation : Essayez de lire ce poème à haute voix plusieurs fois en utilisant à chaque fois un ton différent. Consultez notre liste de styles et de tons pour des idées. 
  5. Tentez une expérience de création littéraire :
    Choisissez un groupe de personnes assez bien identifiables : des étudiants, par exemple, ou des moniteurs de ski. Écrivez une dizaine de vers utilisant la même forme que Maurouard, à savoir ‘Nous...’, pour décrire ce groupe. Votre poème peut-être drôle, bien sûr. 

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Regardez un entretien télévisé d’Elvire Maurouard (53min 49s).

 

Elvire Maurouard, auteure de Les beautés noires... par kbarrie

 

Regardez Elvire Maurouard lire son poème « La Joconde noire ». 

 

Description d'une ligne :
Les souvenirs gardés à l’ombre des greniers peuvent s’animer à la lumière d’un rayon de lune.
Pour aller plus loin :

1. Quel sentiment la vue des vieux objets engendre-t-elle ?

 

2. À qui s’adresse le narrateur et comment appelle-t-on la figure de style où l’on attribue des caractères humains à une telle interlocutrice ?

 

3. Quels sont les autres personnages évoqués et quelles relations semblent-ils avoir entretenues les uns avec les autres ?  

 

4. De quoi le titre est-il la métaphore filée tout au long du poème ?

 

5. Répondez à l’invitation à « danser le rigodon » de la seconde strophe et donnez à votre récitation les intonations d’une chanson dansante traditionnelle, en vous appuyant sur le rythme et les rimes du poème.

 

Activité d’écriture

En pensant à un style de musique ou de danse qui vous touche, écrivez un poème qui donne envie de danser, autant par son contenu que par son rythme et ses sonorités.

 

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Une entrevue de Donald Smith avec Alphone Piché, en 1976, publiée dans La revue de l’actualité littéraire.

Le contenu du fonds Alphone Piché à la BAnQ

Description d'une ligne :
Comme une digue qui cède pour ouvrir sur une liberté jubilatoire.
Pour aller plus loin :

1. Après une première lecture silencieuse du poème, identifiez les mots, les vers ou les strophes qui vous accrochent ou qui vous restent en tête. Qu’ont-ils de particulier ? Dégagez une première impression du poème.

2. Le premier vers de chaque strophe reprend la formulation « J’ai succombé à ». En évitant les mots qui viennent ensuite dans le premier vers, dégagez un thème et esquissez, en quelques mots, un résumé pour chaque strophe. Choisissez votre préférée.

3. Relisez le poème en réfléchissant au lien entre la tentation (titre) et le fait de succomber à celle-ci. Que se passe-t-il lorsque le « je » succombe ? Faites l’exercice pour chaque strophe. 

4. Pratiquez vos aptitudes de récitation. Relisez le texte, cette fois à voix haute. Observez les endroits où, naturellement, vos serez tenté·es de changer de débit, de ton, de faire des pauses. Puis, réfléchissez à ce qui provoque ces changements. Recommencez l’exercice autant de fois qu’il sera nécessaire afin d’arriver à une lecture qui vous semblera satisfaisante. Si vous en avez l’audace, lisez-le à quelqu’un. 


Activité d’écriture

Sur le même thème (la tentation), réalisez un pastiche de ce poème en reprenant en chaque début de strophe « J’ai succombé à ». Voyez comment chaque tentation qui cède organise le poème.
 

Liens utile

 

Elkahna Talbi lit un extrait de La capture du sombre :

 

Un film de 1978, dirigé par Nicole Brossard, Luce Guilbeault et Margaret Wescott, sur quleques féministes américaines : 

Quelques féministes américaines, Nicole Brossard, Luce Guilbeault & Margaret Wescott, provided by the National Film Board of Canada

Description d'une ligne :
Ce poème transforme un rasoir rose de femme en amulette afin de lutter contre l’appel de la drogue.
Pour aller plus loin :

  1. Pourquoi ce titre de « Ladyshave gri-gri » ?
  2. Quels mots lient le mot ‘gri-gri’ du titre au texte ? Quels mots lient le mot ‘Ladyshave’ du titre au texte ?
  3. Lisez le poème à haute voix, écoutez comment la musique des consonnes souligne son sens. 
  4. Travaillez votre récitation : Ce poème peut être récité de plusieurs façons différentes. Lisez-le plusieurs fois à haute voix afin de trouver le ton (et les changements de ton) qui vous convient le mieux.  
  5. Tentez une expérience de création littéraire :
    Avez-vous un gri-gri ? Contre quoi ? Écrivez quelques vers pour décrire votre gri-gri, ce contre quoi il vous protège et si cela fonctionne bien.  

Liens utiles

Regardez IRON MAN de Jean-Sébastien Larouche. 

 

Regardez TEST D’ANIMOSITÉ de Jean-Sébastien Larouche.

 

 

Regardez « Section Poésie » des Éditions de l’Écrou (dont Jean-Sébastien Larouche est co-fondateur), une parodie de la publicité SAQ intitulée « Espace Cellier ». 

 

 

Description d'une ligne :
Les premières amours, les premières envies d’aimer se donnent à lire dans ces réflexions sur les rêves et l’éveil.
Pour aller plus loin :

1. Pensez-vous qu’une période précise de la vie est évoquée dans ce poème ? Quels mots vous font dire cela ?

 

2. Qu’est-ce que le narrateur ou la narratrice espère ? Essayez de relever les champs lexicaux autour de l’envie et de l’espoir.

 

3. Qu’est-ce qui est utilisé pour trouver la personne aimée? À quoi cela fait-il référence pour vous ?

 

4. Ce poème plonge dans l’intimité des pensées d’une personne. Quels tons utiliseriez-vous ? Vous pouvez consulter notre plan des tons pour vous donner des idées.

 

5. Tentez l’écriture d’un poème sur vos premières pensée au moment de vous lever. Voudriez-vous rester couché? Pourquoi? Que sentez-vous? (Des briques dans vos jambes et votre tête? C’est un début!)

 

Liens :

1. Louise Dupré raconte comment elle s’est mise à l’écriture, explique son intérêt pour la littérature des femmes, le féminisme et la pensée critique et décrit son procédé créatif dans cette entrevue passionnante de 20 minutes :

 

 

2. Une entrevue sur le site de la Grande bibliothèque. 

Description d'une ligne :
Résister à la dépossession du territoire
Pour aller plus loin :

1. Qu’est-ce qui menace la terre, dans ce poème ?

 

2. Le poète intègre dans son texte certains termes du français acadien et du chiac. Relevez les mots qui appartiennent à cette langue.

 

3. Dans la première strophe, relevez une figure de style qui montre une sorte de fusion entre le poète et le territoire qu’il admire.

 

4. Pour en appeler à la résistance contre la destruction du territoire, le poète mobilise des références à l’histoire acadienne. Effectuez une recherche rapide sur Kouchibouguac et Fort Galissonnière. Qu’évoquent ces événements historiques ?

 

5. Une certaine rage se dégage du poème. Tentez différentes façons d’évoquer cette rage dans la lecture à voix haute, sans tomber dans la caricature.

 

Activité d’écriture

Pensez à un lieu naturel que vous aimez, où vous voudriez « enterrer votre cœur ». Écrivez une strophe qui décrit votre attachement à l’endroit.

 

Liens utiles

  1. Définition de « Chiac » dans L’encyclopédie canadienne
  2. Lien vers un épisode d’Aujourd’hui l’histoire sur le chiac : « Le chiac, objet de fierté et de doute pour les Acadiens »
  3. Lien vers le documentaire de Michel Brault, Éloge du chiac, tourné en 1969

Éloge du chiac, Michel Brault, offert par l’Office national du film du Canada

 

4. Un long métrage de Marie Cadieux tourné en 2009 pour donner suite au film de Michel Brault : 

Éloge du chiac - Partie 2, Marie Cadieux, offert par l’Office national du film du Canada

Description d'une ligne :
Oiseau de malheur, songe mort et cœur brisé.
Pour aller plus loin :

1. Ce poème aborde la tristesse, la blessure. Le mauvais souvenir prend la forme d’un oiseau. Relevez les passages où on trouve cette allégorie.

 

2. Observez l’alternance des rimes : plusieurs comportent des contrastes frappants. Lisez à nouveau la troisième strophe et commentez-en l’effet des rimes. Sont-elles riches, suffisantes, pauvres? S’agit-il de synonymes ? d’antonyme?

 

3. Rien n’indique la nature ou le genre du narrateur ou de la narratrice. Selon vous, est-ce que cela a un effet sur la portée du poème? Pourquoi?

 

4. Retracez l’évolution des sentiments de la première à la dernière strophe et tentez une première récitation en suivant cette évolution. Vous pouvez vous inspirer de notre plan des tons.

 

5. Le cœur brisé est certainement un thème qui traverse les époques, les milieux, les cultures. Essayez de comparer une peine que vous avez vécue à un animal. Qu’est-ce que cet animal vous fait? Essayez d’écrire un petit poème à partir d’une allégorie malheur-animal.

 

Liens :

 

Un article qui situe Gaëtane de Montreuil parmi les pionnières de l’écriture des femmes au Québec : Boivin, Aurélien. « Des proses et des femmes au Québec : des origines à 1970 », Québec français, 1982, p. 22-25.

Description d'une ligne :
Que se diraient deux poètes dans un bar de Boston des années 50 si elles savaient que Carole David était en train de les écouter dans un poème du futur ?
Pour aller plus loin :

1. À qui ce poème rend-il hommage ? 

 

2. « Pour écrire des poèmes dans lesquels les objets volent / entre vers et prose (…) » En quoi cette citation tirée des vers 6 et 7 est-elle représentative du poème lui-même ?

 

3. À l’instar du titre « Les poètes boivent des martinis », pouvez-vous relever les formules frappantes qui, par la rencontre de champs lexicaux en apparence éloignés, démontent l’image traditionnelle des poètes ou encore celle des femmes ? 

 

4. Les objets ménagers, les outils de cuisine et les aliments occupent différentes fonctions détournées de leur usage habituel, tout au long du poème, jusqu’au vers final empli de sous-entendus. Comment et de quoi ces objets parlent-ils ?

 

5. Trouvez différentes façons d’exploiter à l’oral les ruptures de rythme dans la continuité syntaxique : jouez avec les pauses et les enjambements entre les tercets et entre le dernier tercet et le distique de fin.

 

Activité d’écriture
Imaginez une rencontre entre deux personnages du siècle dernier que vous auriez aimé connaître et écrivez un poème inspiré par cet échange inventé.

 

Liens utiles :
Une critique du recueil Manuel de poétique à l’intention des jeunes filles dans le magazine littéraire Nuit blanche :

Entrevue de Carole David sur le site les Voix de la poésie où l’on découvre les intentions de la poète derrière l’écriture de ce poème

Description d'une ligne :
Une ritournelle nostalgique pour rêver de Folkestone, en Angleterre.
Pour aller plus loin :

1. Réfléchissez au titre : qu’est-ce qui rapproche ce poème de la chanson ?

 

2. Il se dégage de ce poème un fort sentiment de nostalgie. Citez les passages et montrez les procédés qui y contribuent. 

 

3. Le vers suivant est répété deux fois « Dans un hôtel du passé ». Qu’est-ce qui fait de ce lieu un hôtel du passé ? Pourquoi la répétition ?

 

4. L’autrice de ce poème se nommait Marie Closset. Elle a publié ce poème sous le nom de plume Jean Dominique, en 1903. Est-ce que cette information change quelque chose dans votre lecture ? Faites quelques recherches sur elle. Pourquoi croyez-vous qu’elle a utilisé un nom de plume ?

 

5. Après une ou deux lectures à voix haute, commentez le poème : quelle caractéristique prédomine dans l’élaboration de sa structure ?

 

Activité d’écriture

Pensez à un lieu qui vous est cher. Décrivez ce lieu en quelques aspects très précis, puis trouvez une façon de rythmer ces aspects (répétition, allitération, etc.) Commentez le résultat. Pourriez-vous titrer votre poème « Chanson » ?

 

Lien utile

Cet article de Vanessa Gemis peut alimenter votre réflexion : « Socialisation genrée et création littéraire : les récits autobiographiques de Jean Dominique et Blanche Rousseau », Contextes, 2015. 

 

Description d'une ligne :
Routine implacable pour qui évolue dans la « gueusaille d'une vie trop utile »
Pour aller plus loin :

1) Quel est le sentiment général qui se dégage de ce poème ? Pensez à l’état d’esprit du locuteur.

 

2) Selon vous, de quelle région le locuteur est-il issu ? Quels sont les indices qui guident votre réponse ?

 

3) Avez-vous cherché la signification du mot cantouque ? Dans votre langue de tous les jours, pouvez-vous penser à des mots issus du franglais, ou carrément de l’anglais ? Au besoin, développez une réflexion sur l’importance de l’utilisation de mots dérivés de l’anglais dans votre langage quotidien. Vient-il des films, de la musique ?

 

4) Le locuteur affirme que son « cœur y traînait de la patte ». Que signifie cette expression, compte tenu du contexte ?

 

5) Quel ton êtes-vous tenté de prendre en lisant ce poème à voix haute ?

 

Activité d’écriture

Utilisez les vers « chaque matin sa tragédie recommence/il(elle) se lève tout de même » comme point de départ d’un texte sur votre routine quotidienne.

 

Liens utiles

1. Citation de Godin sur l’origine du mot « cantouque » dans un article de la revue Châtelaine :

« À l’époque, au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, j’avais des chums qui travaillaient dans les chantiers. Un nommé Trudel, particulièrement, mort aujourd’hui, qui était bûcheron. Il m’avait amené à aller fouiller dans des dictionnaires de métier, entre autres, The English Duden qui, par des dessins, montrait ce que c’était un chantier de bûcherons. Il y avait là le dessin du cant-hook et comme le mot cantouque n’était dans aucun dictionnaire, j’ai décidé d’appeler ainsi le poème qui trimballe des sentiments, le cant-hook, quant à lui, étant un objet polyvalent, à la fois pic et tourneur de pitounes parce qu’il y a un croc. Poème tourneur de sentiments cantouque, voilà un terme qui convenait parfaitement à la poésie que je voulais faire. » Gérald Godin, 1990

 

2. Définition de Cantouque sur le site Mémoire du Québec

 

3. « Cantouque de l’écœuré », lu par Gérald Godin

Description d'une ligne :
Quand par beauté solidaire les semblables sont appelés par leur petit nom.
Pour aller plus loin :

 

1. Après une première lecture du poème, repérez quelques strophes qui semblent différentes des autres. Quelles images particulières pouvez-vous remarquer? Pourquoi ces images attirent-elles votre attention?

 

2. Ce poème procède à une longue énumération de différentes expressions pour désigner un groupe de gens. De quel niveau de vocabulaire ces expressions sont-elles issues? En quoi est-ce que le type de lexique (le registre soutenu, le registre standard, le registre populaire, le registre familier) contribue-t-il au propos du texte? Quel effet provoque ce choix?

 

3. Repérez tous les verbes du poème. Sous quel champ lexical peut-on placer la plupart de ces verbes? Nommez deux thèmes abordés dans ce poème.

 

4.Relisez le titre et faites quelques petites recherches. Qu’est-ce qu’un « cantouque »? À quel genre littéraire ce jeu de mots fait-il référence? Expliquez le jeu de mots.

 

5. Lisez le texte à voix haute en imaginant que vous vous adressez aux groupes de personnes désignées dans le poème comme s’ils étaient devant vous. Quels sentiments éprouvez-vous à l’égard de ces gens? Comment interprétez-vous l’adresse à leur égard?

 

Activité d’écriture

Tentez un exercice d’écriture. Rendez-vous dans un endroit public (parc, autobus, restaurant, café) et munissez-vous d’une enregistreuse (sur un téléphone, rien de plus facile.) Notez les phrases que vous attrapez au passage et qui vous semblent intéressantes et utilisez-les comme matière poétique.

 

Liens utiles

 

Un film de Michel Depatie sur la vie et l’œuvre de Gérald Godin disponible en location sur le site de l’ONF

 

Une récitation de Gérald Godin à la Nuit de la poésie de 1970 : 

Description d'une ligne :
On nous transporte dans un univers imagé où les réalités se mélangent et où nous ne sommes jamais vraiment seul, et pourtant si solitaire.
Pour aller plus loin :

 

1. D’après vous, qui est ce fantôme dont le poète parle ?

 

2. Quelle est la signification de Styx dans ce contexte ? Que sert-il à imager ?

 

3. Le poème évoque la souffrance. On compare la persistance du fantôme à une chanson de Dalida et le locuteur dit qu’il chantait Gigi l’Amoroso. Quels liens peut-on faire entre l’amour et la souffrance dans ce poème ?

 

4. Et vous, quelle est la chanson qui vous inspire, que vous mettriez dans un poème ?

 

5. Lorsque vous lisez ce poème à voix haute, où avez-vous envie d’élever la voix ? D’accélérer le rythme de votre lecture ? Ou, au contraire, de ralentir la récitation ?

 

Activité d’écriture

Tentez d’écrire un court poème où vous vous servez de votre propre expérience, de votre vie quotidienne, pour parler de votre fantôme.

 

Liens utiles

Description d'une ligne :
Un amour si fort et durable qu’il est solide comme la pierre.
Pour aller plus loin :

1. Les deux amoureux du couple sont vus ici comme deux pierres. Qu’est-ce que ça nous dit sur cet amour ?

 

2. On retrouve plusieurs assonances avec le son « erre ». Repérez-les. Quel est le rôle de ce son répété dans le poème ?

 

3. Le mot « euclidienne » contraste avec le vocabulaire simple du poème. Que veut dire ce mot ? À quoi fait-il référence ?

 

4. Quels mots nous font sentir le temps qui passe du début à la fin du texte ?

 

5. Avec ses assonances, son absence de ponctuation et son rythme régulier, le défi de la lecture à voix haute de ce poème est d’éviter la monotonie. Pour cela, il faut varier la vitesse de lecture et inventer une ponctuation. Réécrivez-le en prose avec la ponctuation, coupez des vers en deux, expérimentez différents rythmes de lecture.

 

Activité d’écriture

Reprenez l’idée du poème amoureux avec une analogie à la nature : écrivez un poème où les amoureux sont des arbres, des fleurs, des montagnes ou autres… Faites évoluer ces histoires d’amour à travers le temps.

 

Liens utiles

Biographie de Jacques Rancourt sur le site de la Maison des écrivains et de la littérature, un organisme de Paris

 

Biobibliographie de Jacques Rancourt sur le site de la poète Claude Ber

 

Article écrit par Jacques Rancourt : « Le poète et sa langue », Liberté, vol. 52, no 4, juin 2011, p. 67–71.

Description d'une ligne :
Derrière le clinquant, la légèreté et la bouffonnerie se cache souvent une réalité difficile à aborder ou à révéler.
Pour aller plus loin :

1. Quelle impression vous laisse la première lecture de ce poème ?

 

2. Quels mots laissent entrevoir la tristesse du poète ?

 

3. Pour quelle raison selon vous le poète a-t-il choisi de dire « il » plutôt que « je » ?

 

4. Jean-Paul Daoust utilise plusieurs métaphores pour illustrer à quoi lui servent les lunettes de soleil. Relevez-en quelques-unes et dégagez le message qu’elles véhiculent. 

 

5. Conseil de récitation : Exercez-vous à réciter une première fois ce poème. Puis, mettez des lunettes de soleil et récitez-le à nouveau. Les lunettes de soleil changent-elles votre interprétation, votre compréhension de ce poème ?
 

 

Activité d’écriture

Quelle image utiliseriez-vous pour parler de votre propre façon de vous dissimuler aux yeux des autres ? Des lunettes de soleil, comme Jean-Paul Daoust, ou un cocon, une huitre, une grotte, votre chambre, votre lit, un masque, un maquillage, vos écouteurs, votre jeu vidéo préféré, etc. Écrivez un poème en utilisant cette image servant à la fois à vous dissimuler et vous révéler.

 

Liens utiles

Une entrevue de Claudia Larochelle avec le poète Jean-Paul Daoust


Le poème de la semaine à Plus on est de fous plus on lit, 18 octobre 2019
 

Description d'une ligne :
La nature chante et s’éveille d’abondance. La passion se fait lumière, tableau vivant.
Pour aller plus loin :

1. Quels indices permettent de comprendre que le poème se déroule le « Matin », comme son titre l’indique ?


2. Quels mots (verbes, noms, adjectifs) évoquent la force et l’omniprésence de la lumière ?


3. De nombreux verbes sont présents dans « Matin ». Pouvez-vous les identifier et exprimer leur effet sur le sens du texte ?


4. Ce poème est une longue description. Qu’est-ce qui la rend si vivante ?


5. Observez les rimes présentes dans le poème, ainsi que la longueur régulière des vers. Comment ces éléments influencent-ils ta façon de réciter le texte ?

 

Activité d’écriture

À la manière de Medjé Vézina, composez à votre tour le tableau vivant d’une saison ou d’un moment de la journée que vous aimez. Choisissez les couleurs, les sons, les odeurs, les créatures et les lieux qui le peupleront !

 

Liens utiles

 

Commentaire de l’ancien enseignant au collégial Jean-Louis Lessard sur le recueil Chaque heure a son visage

 

 

Description d'une ligne :
Un poème amoureux et plein d’humour qui joue avec les sonorités et l’oralité de la langue.
Pour aller plus loin :

 

1. Est-ce un poème d’amour ou un poème d’humour ? Pourquoi?

 

2. Quel(s) sens pouvons-nous donner à ces deux vers :

chevals à mes oreilles sont sonores noms des corps
où la force d’amour a mieux automne et mieux été

 

3. À votre avis, pourquoi écrit-il chevaux au dernier vers?

 

4. Est-ce que l’utilisation des pluriels « fautifs » comme chevals et animals semble être une contrainte d’écriture ou est-ce un signe de plus grande liberté?

 

5. Puisque ce poème est à la fois amoureux et plein de drôleries, avant de fixer l’intention que vous lui donnerez, lisez-le à quelques reprises avec différentes intonations : ton amoureux, coquin, cabotin, complice, etc. Vous trouverez alors plus facilement comment nuancer ce texte de façon personnelle. 

 

Activité d’écriture

Y a-t-il des mots, expressions ou conjugaisons en joual que vous utilisez et pour lesquelles on vous corrige? Faites-en une liste et utilisez ces mots ou verbes mal conjugués pour en faire des jeux de mots et écrire un poème. 

 

Liens utiles

 

Michel Garneau récite un autre de ses poèmes : « muzain des hormones »

 

Une entrevue avec Michel Garneau où il aborde son rapport à la langue et à l’échange avec le public à travers son théâtre : 

Description d'une ligne :
Un peuple, des insectes et les éléments s’unissent dans ce poème tout en tension qui annonce le changement, le soulèvement.
Pour aller plus loin :

  1. À la suite d'une première lecture du poème, quelles images vous restent avec le plus de force ?
  2. Le rythme de ce texte est soutenu, une nouvelle image étant présentée à chaque vers ou presque. Notez, en relisant le poème, le mot qui vous semble être le mot principal de chaque vers.
  3. Qui sont les Araignées du soir ?
  4. Travaillez votre récitation : esssayez de lire ce poème à haute voix plusieurs fois en utilisant à chaque fois un ton différent. Consultez notre liste de styles et de tons pour des idées. 
  5. Tentez une expérience de création littéraire : Écrivez un court poème d’entre sept et dix vers en introduisant une nouvelle image à chaque vers. Suivez l’exemple de Phelps et décrivez l’état spirituel et physique de celui qui parle et tout ce qui l’entoure à tous les niveaux.

Liens utiles

Écoutez et regardez Anthony Phelps lire son poème « Orchidée nègre » en 2012.

 

Description d'une ligne :
Chant de douleur, de joie et de marche vers l’avant.
Pour aller plus loin :

1. Pouvez-vous expliquer le passage du « Je » au « Nous » entre la première et la deuxième strophe?

 

2. En vous référant au poème complet, pouvez-vous nommer au moins deux caractéristiques d’un « poète » selon Phelps ?

 

3. Quel effet vous fait l'anaphore « Qui ose rire dans le noir / Nous n’avons plus de bouche pour parler » à chaque début de strophe ?

 

4. Anthony Phelps reprend, dans la structure de son poème, quelques caractéristiques de la chanson. Pouvez-vous dire lesquelles ?

 

5. Sans changer les mots du poème, seriez-vous capable d’ajouter une mélodie à votre lecture ?

 

Activité d’écriture

En vous inspirant du poème d’Anthony Phelps, écrivez un poème dans lequel toutes les strophes commencent par une anaphore. 

 

Liens utiles

Anthony Phelps lit le poème « Jusqu’au bout », de son anthologie personnelle Nomade je fus de première mémoire : 

 

Anthony Phelps en entrevue sur son identité haïtienne : 

Description d'une ligne :
La nature et la foi font ici l’éloge d’un nomadisme inséparable de la poésie
Pour aller plus loin :

1. Deux strophes commencent par « Je crois bien » et la troisième, par « Je crois ». Pouvez-vous définir un champ lexical de la foi et de la spiritualité dans le poème ?

 

2. Les lieux et le déplacement sont introduits par différentes prépositions : sur, par, dans. Comment chaque lieu est-il habité ? Utilisé ?

 

3. Les trois strophes abordent trois aspects différents du poème. Tentez de relever un champ lexical propre à chacune.

 

4. Tentez une première récitation. Quels changements apportez-vous d’une strophe à l’autre ? Vous pouvez consulter cette vidéo de notre site pour vous inspirer.

 

Activité d’écriture :

Quels lieux ont un effet spécial sur vous ? Écrivez un poème sur votre rapport à certains lieux, sur la manière de vous y rendre et sur l’effet qu’ils ont sur vous.

 

Liens utiles

Entrevues avec Rita Mestokosho sur le site de TV5Monde. 

 

D’autres entrevues de TV5 Monde se retrouvent sur YouTube :

 

Rita Mestokosho récite un poème issu de son recueil « Née de la pluie et de la terre » en langues innue et française et explique l’importance de parler sa langue maternelle :

 

Description d'une ligne :
Une lettre d’amour à tête chercheuse fouillant l’horizon chargé du souvenir des femmes.
Pour aller plus loin :

 

1. Séparez le poème en deux sections. Dans la première section, le poème est adressé. Trouvez l’endroit où le sujet lyrique amorce une réflexion intérieure. Séparez le poème à partir de cet endroit.

 

2. Isolez le songe, la partie dans laquelle le sujet lyrique réfléchit. Comparez ce à quoi il rêve et les paysages qu’il décrit.

 

3. À la lumière de cette comparaison, expliquez la chute du poème. Illustrez votre explication en trouvant des citations qui expliquent le rapport au temps.

 

4. Trouvez les vers à l’intérieur desquels la fille est comparée à la poésie. Après réflexion, expliquez le vers suivant « Car elle existe, la fille Poésie. Sa quête est ma passion ».

 

5. Lisez le poème à voix haute. Ce texte comporte différentes situations d’énonciation. Repérez les questions, les rêveries, les dialogues. Trouvez comment interpréter ces différents modes d’énonciation.

 

Activité d’écriture

En parcourant vos textos, emails, lettres, messages de toute sorte, isolez quelques phrases qui vous plaisent ou certains mots que vous trouvez pertinents. À partir de ce matériel, écrivez un poème adressé à quelqu’un (qui peut être sous forme de lettre) qui s’intitulera « Je repasse » et qui s’inspirera de vos conversations. Le poème doit contenir des descriptions du lieu dans lequel vous vous trouvez pour écrire, des commentaires à propos de ces conversations ainsi que des extraits de celles-ci.

 

Liens utiles

 

http://ethiopiques.refer.sn/spip.php?article52

 

http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/leopold-sedar-senghor

Description d'une ligne :
Le poème survivance, le poème refuge de la vie et de l’espoir. Écrire pour vivre.
Pour aller plus loin :

 

1. Plusieurs verbes sont énumérés dans les trois dernières strophes du poème. Qu’ont-ils en commun?

 

2. Que représentent le « lait », le « miel » et la « lumière » de la première strophe?

 

3. Plusieurs répétitions sont présentes dans le poème. Peux-tu les identifier et exprimer leur effet sur le sens du texte?

 

4. Que répondrais-tu à la question finale du poème : « jusqu’où peut-on aller trop loin? »

 

5. Observe la ponctuation présente dans le poème, ainsi que la longueur variable des vers et des phrases. Comment cette structure influence-t-elle ta récitation du texte?

 

Activité d’écriture

Écris maintenant ton propre poème en choisissant un des verbes à l’infinitif énumérés dans le poème pour débuter chacun de tes vers : « Vivre, écrire, recouvrir, poursuivre, détruire, recommencer, revenir, échouer ».

 

Liens utiles

 

Biographie et entrevue de Dyane Léger sur le site des Bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick

 

Une heure de lecture par Dyane Léger : 

Description d'une ligne :
Une suite de trois poèmes politiques sur un métier en voie d’extinction.
Pour aller plus loin :

1. Trouvez au moins un vers qui fait référence au métier de savetière.

 

2. Pouvez-vous expliquer la figure de style d’opposition employée dans le vers : « s’aimer en pleine nuit à quatre heures de l’après-midi » ?

 

3. Est-ce la même personne qui porte la parole dans les trois poèmes de cette suite ? Expliquez. 

 

4. Pouvez-vous identifier une gradation dans l’un des trois poèmes ?

 

5. Quelle serait la meilleure façon d’utiliser la vitesse d’élocution et les pauses entre les vers pour donner aux énumérations toute leur force ?

 

Activité d’écriture

En vous inspirant du texte « Sur les traces de Marianne Godbout, cordonnière et savetière », écrivez un poème sur une personne connue ou non dont vous admirez le métier.

 

Liens utiles

 

Présentation du livre Pour sûr de France Daigle par son autrice :

 

Vidéo sur Marie-Claude Le Goff, cordonnière âgée de 68 ans en Bretagne :

Description d'une ligne :
Apprécier l’insaisissable du monde.
Pour aller plus loin :

 

1. Quelques images du poème suggèrent la fragilité. Relevez les termes qui appartiennent à ce champ lexical.

 

2. Pourquoi selon vous le vers « Il n’est plus là » est-il répété?

 

3. Le poème se clôt sur une sorte de leçon, dirait-on. Quelle est-elle selon vous?

 

4. Que pourrait représenter l’image de l’oiseau? Quelle autre valeur, chose ou sentiment, par exemple, partage les mêmes caractéristiques, de votre point de vue?

 

5. Le poète joue un peu avec l’espace de la page, dans ce poème. Notamment, il intègre deux espaces entre les vers 3 et 4, et un vers est décalé sur la droite (« avec ses yeux »). Comment exprimer cette disposition des vers dans une lecture à voix haute? Tentez différents procédés pour y arriver.

 

Activité d’écriture

 

Choisissez un autre animal que l’oiseau et tentez, à votre tour, d’en faire le portrait poétique. Comme Saint-Denys Garneau, essayez de montrer, par des images simples, des caractéristiques de cet animal sans les nommer directement.

 

Liens utiles

 

Le site de la Fondation SDG est un incontournable : http://www.saintdenysgarneau.com/2014/09/27/portrait/.

 

Un film scénarisé par Anne Hébert et libre d’accès sur le site de l’ONF : https://www.onf.ca/film/saint-denys_garneau/.

Description d'une ligne :
Le sentiment de dépossession en l’absence de l’être aimé.
Pour aller plus loin :

1. Le poème s’adresse à une personne absente. Quels mots nous font sentir la solitude du narrateur ?

 

2. D’un point de vue formel, la première strophe est écrite en décasyllabes, mais les deux autres strophes contiennent des vers de longueur variée s’approchant parfois du décasyllabe. Est-ce que ce changement formel est lié à un changement de ton ? Quelles émotions sont exprimées dans la première strophe ? Et dans la deuxième ?

 

3. Certains vers s’éloignent de la syntaxe conventionnelle. Pouvez-vous en trouver un ou deux exemples ? Qu’est-ce que cela vous fait sentir ?

 

4. Tentez une récitation : quelle émotion vous domine ? La tristesse ? L’espoir ? Lisez le texte à haute voix en variant votre rythme et les arrêts à chaque lecture pour trouver la cadence qui vous convient le mieux. 

 

5. En vous adressant à quelqu’un qui vous manque, tentez d’écrire sur un enjeu actuel. L’identité se décline en de nombreuses formes et le sentiment de dépossession de Miron peut se rattacher à une foule de situations.

 

Liens :

L’interprétation un peu country du poème par le conteur et chanteur Michel Faubert jette un autre regard sur le poème : 

 

 

L’ONF offre un long métrage de la nuit de la poésie de 1970, où étaient présents Gérald Godin, Gaston Miron, Claude Gauvreau, Raôul Duguay et Nicole Brossard. Gaston Miron récite à 35:05. 

 

Description d'une ligne :
Un texte très lyrique, un regard amoureux sur le pays et son territoire, en quête de justice et de liberté.
Pour aller plus loin :

 

1. Peut-on dire que le locuteur parle de son pays comme s'il en était amoureux?  Pourquoi?

 

2. Analysez le vers Québec  ma terre amère ma terre amande. Pourquoi  le locuteur accole-t-il les mots amère et amande à  la terre du Québec?  Regardez les définitions, symboles et assonances avec ces associations.

 

3 Le champ sémantique de la terre comme territoire est très présent dans le texte, mais aussi celui du monde maritime.  Relevez les mots qui évoquent ces thèmes.  Pourquoi ces deux thèmes sont-ils liés dans le texte?

 

4. De quelle injustice est-il question dans le poème?

 

5. Écoutez Gaston Miron lire ce texte dans le lien plus bas.  Faites une lecture en vous inspirant de celle de Miron, puis, lisez-le comme une lettre d'amour intime.  Alternez ces deux façons de lire le texte en changeant de strophes pour finir par trouver votre rythme et votre interprétation.

 

Activité d'écriture

Écrivez un poème amoureux à votre lieu de vie, village, ville ou  région en faisant ressortir les caractéristiques de ce territoire.

 

Liens utiles

 

http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/poesie/dossiers/1234/

 

 

 

Description d'une ligne :
Espoir, tristesse et attente de l’inconnu : le souvenir d’un arbre fait entendre la musique de l’enfance.
Pour aller plus loin :

1. Dans chacune des quatre strophes du poème, on compare des parties de l’arbre avec une caractéristique de l’enfance. Nommez les quatre caractéristiques de l’enfance retenues par la poète. Comment peut-on expliquer le choix des liens qu’elle fait entre l’arbre et l’enfance ?

 

2. Le texte, en plus de l’arbre et de l’enfance, inclut plusieurs éléments qui font référence aux oiseaux. Pourquoi ?

 

3. Dans les deux derniers vers, que signifie l’interrogation ? S’adresse-t-elle à quelqu’un ou à quelque chose ? Pourquoi ?

 

4. En récitant ce poème, essayez de faire entendre deux voix : celle de l’arbre de la poète et celle de l’enfance qui est liée à une partie de cet arbre.

 

Activité d’écriture

Avez-vous, vous aussi, un élément de nature en souvenir que vous pouvez lier à votre enfance ?  

 

Liens utiles : 

Un recueil hommage à Rina Lasnier, avec des poèmes de Monique Bosco, Richard Boutin, André Brochu, Jean-Pierre Issenhuth, Paul Chanel Malenfant et Jean Royer. 

 

Noël Audet, « L’arbre, la mer et la neige : instruments de poésie et de transcendance chez Rina Lasnier », Voix et images du pays, 1970. 

Description d'une ligne :
La plainte est longue et traversée d’éclairs d’espoir de voir s’épanouir ce Nord qui demande en rêve à vivre.
Pour aller plus loin :

1. Repérez les passages où l’on parle de quelqu’un d’autre. Combien de personnes sont-elles interpellées dans ce poème ? Pourquoi ?
 

2. Des éléments de la nature sont ici utilisés comme métaphores pour évoquer autre chose. Trouvez à quoi la montagne et le courant de la rivière pourraient se référer.

 

3. Relisez le titre. Selon vous, quel est cet appel qui est lancé par le Nord ? Appuyez votre réponse d’exemples pris dans le texte.

 

4. Lisez le poème à voix haute. Trouvez trois endroits où prendre une courte pause. Quelles sont les sections qui sont délimitées par ces pauses ? En quoi sont-elles différentes les unes des autres ?

 

Activité d'écriture

Ce texte comporte trois questions. Pour répondre à ces questions, créez des images en faisant intervenir des éléments de la nature. Au besoin, renseignez vous sur les identités autochtones, et sur les injustices dont ces communautés ont été, et sont encore, victimes.  

 

Liens utiles

 

  • Vidéo de La Fabrique culturelle : « Dans l’espace du Musée Shaputuan de Sept-Îles, elle nous parle du Nord, des aînés, du territoire et de la transmission de la culture, mais aussi de la toundra des chasseurs et du caribou, thèmes qui constituent l’essentiel de son recueil bilingue français-innu Un thé dans la toundra, paru aux éditions Mémoire d’encrier. »

 

 

 

 

Description d'une ligne :
La beauté mélancolique du temps qui passe.
Pour aller plus loin :

1. Si vous aviez à illustrer ce poème (par un dessin, une photographie ou une peinture), qu’y verrait-on?

 

2. Ce poème semble osciller entre des images négatives et d’autres positives. Dans votre perspective, quels mots ou images vous apparaissent positifs? Lesquels sont plus négatifs?

 

3. Qui est le « tu/toi » du poème selon vous? S’oppose-t-il au « moi » ou est-il en accord avec lui?

 

4. Pourquoi croyez-vous que les « maisons chancellent » dans la dernière strophe? Qu’est-ce qu’évoque cette image?

 

5. Pour la lecture à voix haute, ce poème appelle-t-il un rythme lent ou accéléré? Récitez le poème en expérimentant plusieurs rythmes et en vous questionnant sur l’effet ainsi créé.

 

Activité d’écriture

Andrée Lacelle, dans l’entrevue publiée sur Les voix de la poésie, raconte que ce poème provient de moments passés sur les bords de la rivière qu’elle fréquentait durant l’enfance. Choisissez un lieu de votre enfance duquel se dégage une douce mélancolie, et tentez de le décrire en une strophe.

 

Lien utile

Une entrevue donnée à notre Poète à l'école Éric Charlebois

 

Description d'une ligne :
Transmutation des visages en paysages, jeu terrible de celui qui se joue de la terreur, c’est la musique de l’inscription du temps sur les corps qui est ici donnée à entendre.
Pour aller plus loin :

1. Si vous aviez à séparer ce poème en parties, en combien de sections le disséqueriez-vous? Quelles seraient les raisons de ces coupures? Quelle nouveauté interviendrait à chacune d’entre elles?

 

2. Ce texte évoque plusieurs éléments de la nature, en quoi peut-on les comparer au « je » du poème?

 

3. Dans quel lieu (physique ou métaphorique), selon vous, reste-t-on, si « On ne part pas on ne part jamais »? Que signifie ce lieu? À quoi peut-on le comparer?

 

4. Attribuez chacune des images que vous distinguez dans le poème à un « Je » ou à un « Tu », suivant l’idée de « C’est moi-même » ou « C’est toi-même ». Quelles conclusions pouvez-vous tirer de ce rapport à soi et à l’autre? À quoi cet autre fait-il référence?

 

5. Lisez ce poème à voix haute. Trouvez les moments culminants, ceux qui vous font parler plus fort. À quelles images votre voix se hausse-t-elle?

 

Activité d’écriture

Tentez un exercice de création : rendez-vous dans un lieu qui est significatif pour vous. Élaborez, par le moyen de figures de style de votre choix, trois images vous représentant, et deux images qui représenteraient quelque chose d’extérieur à vous en vous inspirant de ce qui vous entoure. Quelles sont les émotions qui surgissent de ces images? Quel constat pouvez-vous en tirer en regard de la distance entre vous et ce qui vous est extérieur?

 

Liens utiles


Aimé Césaire parle de la langue créole dans une entrevue donnée le 28 octobre 1990 : 

Documentaire sur la vie d’Aimé Césaire, par France Culture en 2016 : 

Description d'une ligne :
C’est un poème comme un voyage, qui prendrait un instant pour regarder s’il est rendu devant ou derrière lui, et pour s’enivrer de la danse, et de ce qui pourrait la faire durer encore.
Pour aller plus loin :

1. Trouvez le sujet de chaque strophe. Quelle figure de style est utilisée pour décrire ce sujet ? À quelle émotion pouvez-vous associer chacune de ces idées ?

 

2. Trouvez les images qui parlent du temps. Comment le poème fait-il dialoguer l’idée du temps avec celle de la nature ? Pourquoi selon vous le « je » s’attache-t-il à tout ce qui lui semble halte ?

 

3. De quoi le « je » du poème a-t-il peur ? Trouvez dans le texte trois stratégies déployées par celui-ci pour combattre sa peur.

 

4. Lisez ce poème à voix haute en imaginant que vous avez 50 ans. Maintenant que vous avez la sagesse, quel conseil donneriez-vous, à la suite de cette lecture, à quelqu’un qui aurait 15 ans ? 

 

Activité d'écriture

Imaginez un personnage. Séparez sa vie en trois périodes et décrivez-les en une phrase, en comparant chaque période à un élément de la nature.

 

Lien utile

Entrevue avec Gilles Vigneault à Second Regard, le 19 novembre 2017
 

Description d'une ligne :
Une mélancolie douce-amère dans laquelle les images visitent les tableaux de Cézanne, la misère, et où la résilience apporte l’espoir et le goût des fruits.
Pour aller plus loin :

 

1. Après une première lecture, séparez le poème en trois sections. Trouvez le thème abordé dans chacune de celles-ci.

 

2. Isolez les vers qui abordent la souffrance. Que peut-on trouver comme image qui ferait un contrepoids à cette souffrance?

 

3. Après avoir effectué une recherche simple au sujet des natures mortes de Cézanne, expliquez la récurrence de mot « orange » dans le poème.

 

4. En lisant le poème à voix haute, trouvez une façon d’interpréter ce que la répétition des mots « n’en finissent plus » amène au texte. Quelle émotion pouvez-vous déceler? Faites le même exercice avec la répétition du mot « orange ».

 

Activité d’écriture

Trouvez un fait divers qui vous touche particulièrement dans le journal. Essayez de décrire la souffrance qui s’en émane en utilisant la répétition comme stratégie d’écriture. Quel vers répétez-vous? Pourquoi?

 

Liens utiles

 

https://www.onf.ca/film/marie_uguay/

 

 

Description d'une ligne :
Ce poème est comme une promenade le long d’une idée, qui observe, nostalgique, un désir flou, et recherche un mirage disparu.
Pour aller plus loin :

1. Isolez une image qui vous interpelle dans chacune des trois strophes. Comparez ces trois images entre elles. Qu’est-ce qui se produit lorsque ces images se succèdent? Est-ce qu’on peut tracer les lignes d’une histoire? Résumez le poème en trois phrases dans vos mots, en vous aidant de ces trois images.

 

2. Le poème s’adresse à un personnage qui « peut-être n’existe pas. » Après une lecture attentive aux signes décrivant ce personnage, diriez-vous qu’il existe? Si oui, comment? Si non, pourquoi?

 

3. Trouvez dans le poème les images qui réfèrent au sens de la vue. Décrivez ce qui est vu, et ce qui ne l’est pas.

 

4. Le titre est Labyrinthe, expliquez cette métaphore en retraçant au moins quatre références dans le poème. Quel lien pouvez-vous créer entre l’idée d’un labyrinthe et le rapport entre le « Je » du poème et le personnage auquel il s’adresse?

 

5. Récitez le texte à voix haute : tentez un débit assez rapide, en prenant plus de temps pour le dernier vers de chaque strophe. Expérimentez plusieurs rythmes, trouvez ce qui correspond le mieux au sens du texte. 

 

Activité d’écriture

Pensez à quelqu’un qui vous est cher ou à un projet qui vous tient à cœur ou à votre passion. Décrivez votre sujet sans jamais le nommer, et en faisant intervenir dans votre texte un des cinq sens de votre choix (odorat, ouïe, vue, toucher, gouter.)

 

Lien utile

Pour en savoir plus sur Paul Savoie, on peut lire sa biographie et consulter sa bibliographie sur le site de l’Île

Description d'une ligne :
Un voyage ludique dans le monde de la parole, où le poète questionne le rapport qu'il entretient avec la sienne.
Pour aller plus loin :

 

1. Il n’y a que des virgules dans ce poème, pourtant, on sent bien la ponctuation à la fin de certains vers et des questions posées. Pourquoi ?

 

2. Qu’est-ce que l’abscisse ? Cherchez la signification du titre dans un dictionnaire et trouvez des mots, groupes de mots ou images qui y font référence dans le poème. Que pensez-vous de ce lien entre mathématiques et poésie ? Qu’est-ce qui peut faire référence à l’abscisse dans le texte ?

 

3. Plusieurs mots de ce poème évoquent la hauteur ; repérez-les. Essayez d’expliquer pourquoi il y en a beaucoup.

 

4. Il y a plusieurs assonances et jeux de mots dans ce texte, par exemple, fol âge et forage; étendre et où tendre. Au-delà du jeu des sonorités, comment influencent-ils notre compréhension du texte ?

 

5. En travaillant ce poème pour le réciter, portez une attention particulière aux trois moments de la parole (le voyage, le fol âge et le forage) pour faire ressortir ces moments.

 

Activité d’écriture

Prenez un poème ou un texte court que vous avez déjà écrit. Changez des mots ou groupes de mots en les remplaçant par des termes qui ont la même sonorité pour créer des assonances et des répétitions. Constatez-vous que le sens de votre texte a changé ? De quel ordre sont ces changements (plus ou moins poétique, surréaliste, absurde, drôle ?)

 

Liens utiles :

 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1110666/lieux-lettres-jr-roger-leve...

 

https://www.erudit.org/fr/revues/fa/1996-n6-fa1808061/1004620ar.pdf

Description d'une ligne :
Poème sarcastique et plein d'humour sur le passé auquel le locuteur jette un regard amer.
Pour aller plus loin :

1. Quels mots nous indiquent que ce n’est pas une belle histoire d’amour ?

 

2. On retrouve plusieurs formes poétiques dans ce texte. Repérez deux chiasmes, deux onomatopées et deux calembours.

 

3. Comment s’exprime le sarcasme dans ce poème ?

 

4. Trouvez deux synonymes au mot « cumulet ». En quoi ce mot nous donne-t-il un indice sur la nationalité du locuteur ?

 

5. Ce poème pose un beau défi : il est écrit dans un registre familier, avec des termes qui proviennent de l’argot ainsi que des onomatopées et régionalismes. Lisez-le à voix haute de la façon la plus neutre possible, sans tenter d’imiter un accent, mais en variant la vitesse de votre voix pour tenter de trouver un rythme qui vous convient.

 

Activité d’écriture

Racontez quelque chose qui vous est arrivé en faisant un court poème. Ajoutez-y des onomatopées et voyez comme votre anecdote change de registre. Racontez quelque chose qui vous est arrivé en faisant un court poème. Ajoutez-y des onomatopées et voyez comme votre anecdote change de registre.

 

Liens utiles

Un article de Robert Yergeau sur Alexis Lefrançois et l’actualité littéraire de 1985. 

 

Critique du recueil Idéogrammes blancs, publié en 2009 : Hugues Corriveau, « Poésie - Murmures d’Alexis Lefrançois », Le Devoir, 30 mai 2009. 

Description d'une ligne :
Un poème ludique qui souligne l’importance de la langue et de l’effet qu’ont les mots sur nous.
Pour aller plus loin :

  1. Que ressentez-vous en lisant ce poème à haute voix ?
  2. Pourquoi ce titre de « la spelling bee » ?
  3. Les mots ont-ils le même effet sur vous que sur Georgette Leblanc ?
  4. Travaillez votre récitation : Essayez de lire ce poème à haute voix plusieurs fois en utilisant à chaque fois un ton différent. Consultez notre liste de styles et de tons pour des idées. 
  5. Tentez une expérience de création littéraire :
    Choisissez un article de journal assez court, un fait divers quelconque, par exemple, et retranscrivez-le en utilisant de l’argot, du langage SMS, des mots que vous utiliseriez en discutant avec vos amis. 

Liens utiles

Écoutez un entretien Radio-Canada avec Georgette Leblanc.

 

Regardez la poète lire un extrait de l’un de ses poèmes.

 

Description d'une ligne :
Et si la vraie vie était celle de l’enfance…
Pour aller plus loin :

 

1. Quel regard le locuteur porte-t-il sur le passage du temps dans la vie d’un homme ?

 

2. Différents champs lexicaux s’opposent dans ce poème, le plus évident étant celui de l’enfance et celui de l’âge adulte. Pouvez-vous en relever d’autres ?

 

3. Sur quels procédés syntaxiques reposent les ellipses temporelles composant chacun des onze segments du poème ?

 

4. Quels liens le poème entretient-il avec la parabole biblique de l’enfant prodigue annoncée par le titre ?

 

5. De quelle façon les trois anaphores (l’enfant… / l’enfant prodigue… / l’homme…) permettraient-elles de créer des variations de rythme et de ton lors d’une récitation de ce poème ?

 

Activité d’écriture

En reprenant les principales figures de style de « L’enfant prodigue », écrivez à votre tour un poème mettant en évidence les grands changements entre la petite enfance et l’adolescence.

 

Lien utile

 

Pour entendre et voir Gilles Hénault réciter un autre poème lors de la Nuit de la poésie de 1980 :

 

Description d'une ligne :
Le renversement magnifique et triste de l’ordre du monde, traversé par l’éclair de défi d’y planter sa fête.
Pour aller plus loin :

 

1. Avant de lire le poème (ou en l’isolant du texte), réfléchissez au titre. À quelle émotion associez-vous « en guise de fête » avant, et après la lecture du texte? Expliquez votre cheminement.

 

2. Établissez le champ lexical de la lumière et celui de l’obscurité. Repérez les endroits où la séparation entre les deux mondes est perméable à la contamination d’un monde dans l’autre et vice versa.

 

3. À la lumière de l’exercice précédent, expliquez l’évolution du poème à partir de la strophe « Le monde est en ordre / Les morts dessous / Les vivants dessus ». Montrez, à l’aide de citations, comment cet ordre est troublé dans le poème.

 

4. Repérez les strophes où le sujet lyrique fait une action, et celles où il est question de décrire le monde. Réfléchissez au rapport entre le sujet et le monde qui l’entoure.

 

5. Tentez de lire le poème trois fois : la première fois en vous concentrant sur le champ lexical de la lumière, la deuxième, sur celui de l’obscurité, et la troisième sur l’étrangeté générale du mélange entre les deux mondes. Après ces expérimentations, commentez le ton du poème. Est-ce un poème joyeux? Est-ce un poème triste? Est-ce un poème inquiétant?

 

Activité d’écriture

En guise d’exercice d’écriture, imaginez une fête dans laquelle vous seriez le ou la seul(e) invité(e). Décrivez le lieu de la fête (usez de créativité!) et ce que vous y faites.

 

Liens utiles

 

http://www.anne-hebert.com/

 

https://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/324/sorti-des-voutes-dans-l-intimite-parisienne-d-anne-hebert

 

 

Description d'une ligne :
La fatalité des secondes qui passent et effacent les traces de ce qu’on connaît
Pour aller plus loin :

 

1. Séparez le poème en deux parties. Trouvez un sous-titre pour résumer chacune d’entre elles.

 

2. Repérez les images qui décrivent ou abordent la question du temps. Quel lien avec celui-ci entretient ce poème? Est-ce que l’heure avance à regret ou avec joie?

 

3. Quel est le sujet de ce texte? Est-ce déjà l’heure de quoi? Expliquez votre hypothèse en illustrant votre propos à l’aide de quelques vers.

 

4.Que signifie ici « la conspiration du matin »? Expliquez en vos mots.

 

5.Après quelques lectures à voix haute, définissez un rythme qui modulera selon votre compréhension du texte. Quelles parties direz-vous rapidement? À quel endroit ralentissez-vous? Commentez vos choix.

 

Activité d’écriture

Exercice d’écriture et temporalité : Définissez un évènement que vous avez envie d’évoquer dans votre texte. Quelles stratégies élaborerez-vous afin d’induire, par le moyen de figures de styles ou de création d’images de votre choix, un rapport au temps qui entoure cet évènement? Est-ce un évènement heureux ou malheureux? Comment ferez-vous ressentir la hâte ou son contraire? 

 

Liens utiles

 

Biographie du poète sur le site de l’Académie des lettres du Québec

 

Une récitation de « Est-ce déjà l’heure... »

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