Josiane Ménard

Portrait de Josiane Ménard
1988
Biographie: 

Josiane Ménard porte plusieurs chapeaux, dont celui de poète, de rédactrice et de psychoéducatrice en milieu scolaire. Après avoir partagé sa plume dans les recueils de poésie collectifs Nos plumes comme des armes et Occupe-toi des tiens, elle a eu envie de voler de ses propres ailes en publiant son premier recueil de poésie, États d’âme, où elle revisite son histoire personnelle par des poèmes entrecoupés d'extraits de son journal intime.

Forte de sa maîtrise en psychoéducation, elle s’est toujours passionnée pour les relations interpersonnelles. C’est grâce à sa grande sensibilité qu’elle allie ses deux passions, les mots et la relation d’aide, pour créer des espaces où tous et toutes se sentent accueillis et respectés. Adepte de prose et de poésie engagée, elle puise ses influences chez des poètes contemporaines telles que Maya Angelou, Reyna Biddy et Nayyirah Waheed.

Elle travaille actuellement sur son deuxième ouvrage. 

 

Entrevue: 
Lisiez-vous de la poésie quand vous étiez à l'école ? Y a-t-il un poème en particulier dont vous vous souvenez ? : 

J'ai commencé à lire de la poésie pour le plaisir lorsque j'étais toute petite. Mes parents me lisaient les fables de La Fontaine et je m'amusais à les mémoriser. Par la suite, durant mon parcours scolaire, je dois avouer que je trouvais les règles et le cadre qui entouraient la poésie un peu rigides, ce qui m'ennuyait un peu. Je préférais composer mes propres textes sans devoir me conformer à des standards très précis. C'est plus tard, en découvrant les poèmes en prose de Maya Angelou que j'ai changé mon fusil d'épaule et que j'ai redécouvert ce monde si diversifié qu'est la poésie. Le poème « Still I rise » me touchera toujours, parce qu'il parle de résilience et d'espoir et qu'il a été écrit par une femme qui me ressemble. 

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? Et quand avez-vous commencé à vous considérer poète ?: 

Ma mère m'a offert un journal intime pour mes huit ans, et depuis, je n'ai jamais cessé d'écrire. Mais j'ai commencé à écrire de la poésie de façon plus sérieuse il y a quatre ans, alors que je traversais une période difficile. La poésie a été une bouée de sauvetage pour moi. Écrire des poèmes m'a permis de mettre en mots ma souffrance, tout en préservant ma pudeur. J'ai commencé à me considérer poète lorsque j'ai récité mes poèmes à voix haute pour la première fois sur scène et que j'ai interagi avec mon public. J'ai alors compris que mes mots pouvaient toucher des gens. 

Comment voyez-vous le « travail » des poètes ?: 

Je crois qu'on travaille toujours, même lorsqu'on est pas en train d'écrire. Parce que le fait de vivre et d'emmagasiner des souvenirs et des expériences nourrit le travail du poète. Ça prend une bonne dose d'introspection, de créativité et de vulnérabilité pour offrir ainsi une partie de son coeur à nos lecteurs et lectrices. J'aime le travail de poète, parce qu'il n'y a aucune limite, aucune barrière. 

Si vous deviez choisir un poème à mémoriser dans notre anthologie, lequel serait-ce ?: 

Ce serait « Ma terre je la prendrai » de Natasha Kanapé Fontaine, parce que je me retrouve dans le besoin d'honorer nos ancêtres. 

Publications : 
Titre : 
États d'âme
Éditeur: 
auto-édité
Sous la direction de: 
Josiane Ménard
Date: 
4 août 2018
Type de publication: 
Book
Titre(s) du ou des poème(s): 
Faux-allié
Titre : 
Nos plumes comme des armes
Éditeur: 
auto-édité
Sous la direction de: 
Elisabeth Massicoli
Date: 
Juillet 2017
Type de publication: 
Book
Titre(s) du ou des poème(s): 
Nullipare et If you let me
Titre : 
Occupe-toi des tiens/Mind your own tits
Éditeur: 
auto-édité
Sous la direction de: 
Maude Colin et Sabrina Garneau
Date: 
Novembre 2017
Type de publication: 
Book