Lula Carballo

Portrait de Lula Carballo
Mention de source: 
Justine Latour
Biographie: 

Originaire de l’Uruguay, Lula Carballo a complété une maîtrise en création littéraire à l’Université du Québec à Montréal. En 2018, elle a publié Créatures du hasard aux éditions Cheval d’août. Son roman a été finaliste au Prix littéraire des collégiens ainsi qu’aux Rencontres du premier roman. On retrouve ses poèmes et ses traductions dans différentes revues spécialisées. Elle travaille comme Technicienne en travaux pratiques en francisation.

Entrevue: 
Lisiez-vous de la poésie quand vous étiez à l'école ? Y a-t-il un poème en particulier dont vous vous souvenez ? : 

J’ai commencé à lire et à réciter de la poésie vers l’âge de 8 ans. Je me souviens encore du poème que mon enseignante de troisième année m’a demandé d’apprendre par cœur, le titre était « La mariposa » de Juana de Ibarbourou, grande poète uruguayenne. D’ailleurs, fait anecdotique, mais qui évoque en quelque sorte la valeur et la place qu’on accorde aux poètes dans mon pays d'origine : son visage est imprimé sur les billets de 1000 pesos. La plus grosse coupure. 

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? Et quand avez-vous commencé à vous considérer poète ?: 

J’ai commencé à écrire de la poésie à 15 ans. Or, je ne me considère pas poète, cette désignation m’intimide trop. Je préfère lire et admirer les poètes qui investissent cette forme extraordinairement puissante de manière plus soutenue. Je me considère comme étant une personne qui écrit de manière fluide, la forme de mes textes varie énormément. J’ose espérer qu’ils comportent toujours une charge poétique, mais le titre de poète est trop impressionnant pour moi. 

Comment voyez-vous le « travail » des poètes ?: 

Je le vois comme un noble sacrifice, comme un dévouement. 

Si vous avez un poème dans notre anthologie, qu’est-ce qui vous a inspiré lors de son écriture ?: 

Mon poème est inspiré d’un souvenir d’enfance très percutant. Soit celui de ma première « rencontre » avec la mort. Ma grand-mère m’a demandé de l’accompagner aux funéraires d'état d'une grande icone du Carnaval Uruguayen : Rosa Luna, danseuse de candombé, musique à percussion d’origine africaine, interprétée par les personnes afro descendantes dans mon pays d’origine. 

Si vous deviez choisir un poème à mémoriser dans notre anthologie, lequel serait-ce ?: 

« Aujourd’hui le printemps... » de Joséphine Bacon