Valérie Forgues

Portrait de Valérie Forgues
1978
Biographie: 

Auteure d’Une robe pour la chasse et de Janvier tous les jours, Valérie Forgues vit à Québec. Lauréate de la mention du prix Alphonse-Piché en 2009, elle est amoureuse des livres et des voyages. Ses mots l’ont portée dans des festivals et des résidences au Québec, au Liban, au Mexique, en France, en Suisse, au Cameroun, en Allemagne et en Roumanie. Elle écrit sur la vie, la mort, l’amour. Pour aller à la rencontre de voix singulières et les faire entendre, elle s’implique au Bureau des affaires poétiques depuis 2012. À l’automne 2018, elle réalise une résidence d’écriture au centre Les Récollets, à Paris, et participe au Festival international de poésie du Costa Rica, à San José. Détentrice d’une maîtrise en études littéraires, elle partage son temps entre l’écriture et son travail en bibliothèque. Son dernier livre, Jeanne forever, écrit avec Stéphanie Filion, est paru chez Le lézard amoureux en 2018.

 

Entrevue: 
Lisiez-vous de la poésie quand vous étiez à l'école ? Y a-t-il un poème en particulier dont vous vous souvenez ? : 

Je lisais énormément quand j’étais à l’école, mais pas de poésie. La poésie est arrivée bien tard, durant mes études collégiales et universitaires. Il y a eu des classiques, évidemment, comme Arthur Rimbaud et Émile Nelligan, mais les premiers livres de poèmes qui m’ont vraiment touchée sont L’issue, la résonance du désordre, suivi de L’empreinte du bleu, d’Hélène Dorion, et L’outre-vie, de Marie Uguay. Puis il y a eu la découverte de Sylvia Plath, de Patti Smith, des femmes poètes jusqu’au fond de l’âme et qui m’ont inspirée, qui m’ont donné envie de plonger. 

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? Et quand avez-vous commencé à vous considérer poète ?: 

J’ai commencé à écrire de la poésie à la mi-vingtaine, surtout pour moi au départ, mais assez rapidement, j’ai eu envie de donner vie à ces textes, en les partageant lors d’atelier, à l’université, et en les lisant lors de micros ouverts. Me concevoir en tant que poète, c’est un peu venu par le regard des autres. À force de lire et d’écrire de la poésie, à force de monter sur les scènes pour lire mes textes, je crois que je suis devenue poète dans les yeux de ceux qui m’entendaient, et j’en suis venue à me voir ainsi, à me dire poète. 

Comment voyez-vous le « travail » des poètes ?: 

Le travail des poètes en est un d’observation, d’écoute, d’attention. On regarde le monde, les gens, la vie, on tente de se connecter à tout ça. La poésie est comme un prisme où la vie et la mort se déclinent, se magnifient. Le langage permet de donner forme à l’expérience personnelle qu’on fait de l’existence. Moi, ça m'aide à mieux vivre, à me sentir reliée. 

Si vous deviez choisir un poème à mémoriser dans notre anthologie, lequel serait-ce ?: 

« J’ai donné... », d’Hélène Monette, pour sa puissance, sa révolte et la voix que j’imagine douce, même dans la douleur.

Publications : 
Titre : 
Jeanne forever
Éditeur: 
Le lézard amoureux
Sous la direction de: 
Catherine Morency
Date: 
2018
Type de publication: 
Recueil
Titre : 
Une robe pour la chasse
Éditeur: 
Le lézard amoureux
Sous la direction de: 
Antoine Boisclair
Date: 
2015
Type de publication: 
Recueil
Titre(s) du ou des poème(s): 
Ce qui se pose
Titre : 
Poèmes du lendemain 18
Éditeur: 
Les Écrits des Forges
Date: 
2009
Type de publication: 
Recueil