Vanessa Bell

Portrait de Vanessa Bell
Biographie: 

Vanessa Bell est codirectrice de l’organisme en arts littéraires CONTOURS, critique à la revue Le Sabord, membre du comité de rédaction chez Lettres québécoises, présidente de la Table des lettres de Québec et Chaudière-Appalaches et chroniqueuse culturelle à la radio de Radio-Canada. Sa pratique en arts littéraires lui a permis de performer au Québec, en Europe et en Scandinavie. En plus du recueil De rivières (2019, La Peuplade), elle a publié en revue et en collectif, a fait paraître deux livres d’artiste et a signé un catalogue d’exposition. Elle a également codirigé l’Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec 2000-2020 (2021, Éditions du remue-ménage).

 

Entrevue: 
Lisiez-vous de la poésie quand vous étiez à l'école ? Y a-t-il un poème en particulier dont vous vous souvenez ? : 

 

À l’école je ne lisais pas de poésie. J’étais avide de littérature, mais davantage tournée vers les romans russes (ah, les grandes tragédies). Nous avons vu les poèmes de Nelligan uniquement en classe et, bien que j’avais une facilité désarmante à les analyser, je ne ressentais pas encore l’élan, l’émoi, que je ressens maintenant quand j’ouvre un livre de poésie actuelle ou contemporaine.

De manière plus générale, plusieurs poèmes d’autres poètes me viennent en tête chaque jour. J’ai tendance à retourner souvent à ceux de Geneviève Blais, Annie Lafleur, Kim Doré, Emmanuel Simard.

je suis venue toute seule j’ai laissé ma peau dehors je suis venue tout nue j’ai pendu ma carcasse par le cou maintenant que j’arrive que je suis rendue je n’ai plus peur de rien pas même des sauvages qui me remontent le long des jambes (extrait lecture Roxane Desjardins au OFF Festival de poésie de Trois-Rivières, 2013)

Quand avez-vous commencé à écrire de la poésie ? Et quand avez-vous commencé à vous considérer poète ?: 

J’ai commencé à écrire de la poésie il y a une dizaine d’années. Bien que les gens autour de moi me qualifiaient de poète, je crois — je me déçois un peu d’ailleurs avec le recul — que j’ai commencé à me considérer comme poète que depuis un an, soit, au moment où mon premier recueil a été accepté dans une maison d’édition. Pourtant, je crois en toutes les formes de poésies, publiées ou non. Étrange comme on a parfois besoin de la validation des pairs pour croire en nous.

Comment voyez-vous le « travail » des poètes ?: 

La poésie est assurément une posture devant le monde. Les poètes font un travail essentiel : dire le monde autrement, se rappeler à nos mémoires. En ce sens, ils font un travail sur ce qui est sensible en offrant aux autres des accès à des parts d’eux-mêmes oubliées, cachées. Les poètes jouent avec les lectrices et lecteurs, rappellent que tout est possible lorsqu’on se donne la permission. Les poètes mettent le feu pour le potentiel des cendres.

Si vous deviez choisir un poème à mémoriser dans notre anthologie, lequel serait-ce ?: 

« Nous étions là toutes les quatre » de René Lapierre

Publications : 
Titre : 
De rivières
Éditeur: 
La Peuplade
Sous la direction de: 
Mylène Bouchard
Date: 
octobre 2019
Type de publication: 
Recueil
Titre(s) du ou des poème(s): 
au moment de partir
Titre : 
Françoise Stéréo - Anthologie
Éditeur: 
Moult Editions
Sous la direction de: 
Valérie Gonthier-Gignac, Catherine Lefrançois, Marie-Michèle Rheault, Laurence Simard, Julie Veillet
Date: 
mai 2018
Type de publication: 
Anthologie