Ton vœu...

Ton vœu, offre-le

et je ferai avec toi le chemin.

 

Nul nom, nul visage

ne répond à cette invitation.

 

Le chemin s’enfonce dans l’improbable,

emportant avec lui tout l’ici.

 

Quelqu’un vient à ma rencontre,

il refait mon visage et mon nom.

 

Il passe entre fiction et vérité,

cautérisant une blessure.

 

Quand la nuit tombe je deviens

l’humus de la prochaine aurore.

 

Le feu corrompt le mort

et ranime le vif.

Paul Chamberland, « Ton vœu... », Au seuil d’une autre terre, Éditions du Noroît, 2005, p. 86.