Jury de la finale junior en ligne

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Les enseignants et enseignantes peuvent inscrire leurs élèves jusqu’au jeudi 5 décembre.

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C’est avec grand plaisir que nous présentons le jury de la finale junior en ligne 2019. Les poètes-juges évaluent des centaines de vidéos de récitation pour déterminer qui seront les champions et championnes du concours junior de cette année.

L’annonce des gagnants et gagnantes aura lieu le jeudi 9 janvier 2020.


Sarah Marylou Brideau est née dans la Péninsule acadienne (N.-B.) l’année où Billy Jean trônait au sommet des décomptes musicaux. En 2001, elle publie ses premiers textes dans la revue Éloizes (no 30), puis deux recueils de poésie aux Éditions Perce-Neige : Romanichelle (2002) et Rues étrangères (2005). En 2013, elle termine une maîtrise en langue et littérature françaises (Gérald Leblanc et le micro-cosmopolitisme) à l’Université McGill. Son troisième recueil de poésie, Cœurs nomades, paraît la même année aux éditions Prise de parole (Sudbury). Sarah habite la campagne au bas de la grande rivière Petitcodiac, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

 


Née sur l’île de Bahreïn de parents d’origine bangladaise et arabe, Doyali Islam a grandi et vit toujours à Toronto. Shakespeare dirait-il de cette poète qu’elle est une hérétique, et en serait-il offusqué ? Doyali Islam a « divisé » le sonnet shakespearien en deux et a créé une toute nouvelle forme poétique : le « poème parallèle ». Cette poésie expérimentale peut être trouvée dans son deuxième recueil, heft, publié chez McClelland & Stewart en 2019. On y trouve le poème « site », qui a remporté le titre de poème de l’année du Arc Magazine, et le poème « two burials », qui a remporté le prix 2015 Young Buck Poetry Prize de la revue CV2.
La poète utilise le mètre aussi bien que le vers libre et est adepte des rimes intérieures. Ses poèmes évoquent les moments du quotidien (un chat devant une porte), les tensions familiales (pères-filles), la maladie chronique, les conflits mondiaux. Elle est directrice de la revue Arc depuis peu et on peut la suivre sur son site personnel

 


Sonnet Labbé est né·e à Toronto et a grandi successivement à Calgary, dans le sud rural du Manitoba et à Kitchener-Waterloo. Iel est l’auteur·e de A Strange Relief, Killarnoe et Sonnet’s Shakespeare. Son style va du lyrique au concret en passant par l’expérimental. Iel aborde les thèmes de l’identité raciale, nationale et coloniale, la relation au territoire, la survie aux agressions sexuelles, le savoir des plantes, la physiologie de la musique et l’amour. Ses influences proviennent entre autres de M. NourbeSe PhillipAnne MichaelsChristian BökClaudia Rankine, Wislawa Szymborska et Seamus Heaney. Sonnet Labbé a occupé le rôle de direction de l’anthologie Best Canadian Poetry 2014 et son livret, Anima Canadensis, a remporté le prix bp Nichol Chapbook Award de 2017. Iel vit aujourd’hui à Nanaimo en Colombie-Britannique et est professeur·e à l’Université Vancouver Island. 

 


Rachel McCrum est une poète, performeuse et animatrice. Elle vient d’Irlande du Nord et a vécu à Édimbourg en Écosse de 2010 à 2016. Elle a été la première poète officielle en résidence de BBC Scotland, et incarnait Broad, du duo Rally & Broad, animatrices d’un cabaret de spoken word. Elle a enseigné et monté des performances en Grèce, en Afrique du Sud, à Haïti et au Canada. En 2017, elle a présenté son premier livre, The First Blast To Awaken Women Degenerate (Stewed Rhubarb Press), à travers l’Irlande, l’Écosse et l’Angleterre. À Montréal, elle est directrice du cabaret bilingue Les Cabarets Bâtards. Sa poésie a été décrite « irrévérencieuse, déchirante, rassembleuse […] bouleversante et rebelle ». C’est une poésie qui prend la scène, farouchement orale tout en étant vulnérable, naviguant à travers les questions de voix, de déplacement, de mouvement, de politique, de féminisme, de famille et de chez-soi. 

 


Le poète canadien francophone du Manitoba Paul Savoie (1946 - ) publie dans plusieurs genres littéraires; pièces musicales, traductions de poésie vers l’anglais, traductions vers le français, nouvelles. Écrivain bilingue, partisan de la pluralité des langues, son premier recueil de poésie consacre son talent. Son œuvre est personnelle, son regard simple, persévérant et vigilant. Recherche de l’amour, place de l’individu et imaginaire peuplent ses mondes. Prônant l’importance de l’individu, ce poète de la solitude proclame l’universalité de la poésie. Il reçoit le prix Trillium en 2007. 

 


Une recherche identitaire tournée vers soi-même ainsi que vers d’autres marque le parcours poétique de la poète québécoise Chloé Savoie-Bernard. Ses poèmes sont à la fois durs, lucides et vulnérables, et dansent au rythme d’un lyrisme qui se fait et défait et où le sens se crée dans les espaces. Les images volent en pleine figure de ses lecteurs : images au premier abord contradictoires, mais qui révèlent un regard rigoureux sur la notion de l’être au féminin de nos jours et à notre époque. C’est à partir de son regard que Savoie-Bernard écrit, et particulièrement par le biais de ses propres expériences même si elle souligne qu’écrire à partir de ses expériences n’équivaut pas à écrire sur soi. 

 


Steven Ross Smith est le poète officiel de Banff pour la période de 2018-2020. Il est poète, écrivain de fiction et journaliste culturel. Son dernier recueil de poésie est Emanations: Fluttertongue 6, publié chez Book*hug en 2015. Le poète a reçu le prix Saskatchewan Book of the Year Award pour son recueil fluttertongue 3: disarray en 2005 et a remporté le prix bpNichol Chapbook Award pour Pliny’s Knickers en 2006. Son œuvre se retrouve dans des revues, des enregistrements et des vidéos au Canada, aux États-Unis et ailleurs. Steven Ross Smith a occupé le rôle de Directeur des arts littéraires au Centre Banff (2008-2014) et de Directeur de l’expérience Sage Hill Writing (1990-2008). Il puise ses influences dans le dadaïsme et dans l’innovation poétique d’aujourd’hui. Ses écrits sont publiés dans les revues Grain et CV2. L’œuvre du poète est reconnue pour le défi qu’elle lance à la forme poétique, notamment par la séquence poétique Fluttertongue qui s’étend sur sept livres et par ses performances de poésie sonore. On retrouve son œuvre sur son site personnel, sur fluttertongue.ca et sur YouTube. 

 


Jason Stefanik se décrit comme un adopté de deuxième génération qui a grandi dans la région d’Interlake, au Manitoba. Il vit maintenant dans le quartier North End de Winnipeg. Il est membre fondateur de neither/neither, un collectif de création du musée Edge, au centre-ville de Winnipeg. Stefanik a animé un atelier de poésie pour les détenus du centre pénitentiaire Stony Mountain. Ses poèmes ont paru dans les revues tart, Misunderstandings Magazine, Grain, Nashwaak Review, Arc et Prairie Fire. Il a reçu le prix de poésie Bliss Carman du centre d’écriture de Banff et son recueil Night Became Years s’est classé parmi les finalistes du Prix du Gouverneur général 2018. Il travaille maintenant sur une séquence de poèmes sur la cryptographie et se demande souvent : « Que ferait Auden? »

 


Sarah Tolmie aime le vieil anglais depuis son adolescence à cause de son étrangeté. Elle a obtenu des diplômes en études médiévales à Toronto et à Cambridge. Elle a toujours écrit de la poésie, puis a commencé à écrire des romans historiques alternatifs — l’auteure Ursula Le Guin lui a servi de mentor — une fois dans la trentaine, après que ses enfants sont nés. Elle écrit maintenant dans les deux genres et enseigne la littérature à l’Université de Waterloo. Les presses des universités McGill-Queen’s ont publié deux de ses recueils de poésie : Trio (un long recueil de sonnets qui conte une histoire d’amour) en 2015 et The Art of Dying en 2018. Ce dernier titre a été nommé finaliste du prix Griffin.